Alexandre Corréard, Naufrage de la frégate La Méduse
“ Tous ces événemens horribles, auxquels nous avons miraculeusement survécu, nous paraissent comme un point dans notre existence ; nous les comparons encore à ces accès d’une fièvre brûlante qui a été accompagnée de délire. Mille objets se peignent à l’imagination du malade : rendu à la santé il se retrace quelquefois toutes les visions qui l’ont tourmenté pendant la fièvre qui le dévorait et exaltait ses esprits. Nous étions réellement atteints d’une véritable fièvre cérébrale, suite d’une exaltation morale poussée à l’extrême. ”
