François Maximilien Lubin Waton

Élements biographiques

François Maximilien Lubin Waton De la fièvre typhoïde (1843)

Je venais d'apercevoir un petit redoublement, je me décide à coucher au Rasteau; à onze heures du soir quelques cris plaintifs sont poussés par le malade; douleur dans les extrémités inférieures, point de refroidissement nulle part ; à minuit le pouls s'élève à 90 pulsations, la chaleur de la peau augmente, les pommettes rougissent, délire, mais les paroles prononcées n'ont ni sens ni suite, en l'interrogeant à haute voix et en le remuant fortement, il ouvre les yeux, fixe sans expression et répond pourtant assez juste aux questions qu'on lui adresse
Source : Gallica

François Maximilien Lubin Waton De la fièvre typhoïde (1843)

Eh bien ! la main sur la conscience, je dirai bien haut, dès à présent, avec une conviction profonde, comme je le dirai pour d'autres cas que je comparerai à ceux que je possède, si de bonne heure on eût administré à haute dose le sulfate de quinine, on aurait probablement arraché à la mort un jeune homme qui à peine entrait dans la carrière de la vie.
Source : Gallica

François Maximilien Lubin Waton De la fièvre typhoïde (1843)

La nuit est assez bonne : 20 grains de quinine pris le matin au jour ; les idées ne se troublent plus, mais l'accélération du pouls, la chaleur de la peau, un feu brûlant dans la bouche continuent d'exister; les ulcérations du voile du palais sont très-douloureuses, le malade est obligé d'humecter sans cesse sa bouche avec des substances adoucissantes pour s'éviter de cruelles souffrances; lorsqu'il dort, il lui faut à son réveil un instant pour remettre ses sens, sa bouche est plus sèche, et il s'empresse bien vile de porter à ses lèvres brûlantes et desséchées un liquide adoucissant
Source : Gallica

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