Vincent Olivier Gouraud

Élements biographiques

Vincent Olivier Gouraud Études sur la fièvre intermittente pernicieuse dans les contrées méridionales (1842)

La journée se passa en causeries et le malade sur son lit y prenait part. On eut dit qu'il était en
convalescence. A sept heures, M. X commence
à sentir un refroidissement par tout le corps, et rien ne peut le réchauffer ; la déglutition est difficile et bientôt impossible ; le pouls s'affaiblit de plus en plus et finit par s'éclipser; la connaissance se perd ; la tête s'incline ; la bouche s'ouvre et reste béante ; la respiration devient suspirieuse ; les yeux s'obscurcissent et se vitrent. Passé minuit la vie se termine dans le râle de l'agonie, sans qu'il y ait eu apparence de réaction.
Source : Gallica

Vincent Olivier Gouraud Études sur la fièvre intermittente pernicieuse dans les contrées méridionales (1842)

Considérez la léthalité, l'étendue et la fréquence de la sub-intrante dans les contrées brûlées par le soleil, et vous verrez qu'Hippocrate nous a dépeint cette fièvre avec tant de vérité que nous la reconnaissons telle qu'elle a été depuis son siècle jusqu'au nôtre; qu'enfin c'est lui qui nous a enseigné de ne pas nous arrêter à en élaguer les symptômes, mais de l'attaquer en toute hâte par une médication perturbatrice qui rompe sa périodicité, et vous apprécierez mieux ce que vous devez à ce premier et grand médecin.
Source : Gallica

Vincent Olivier Gouraud Études sur la fièvre intermittente pernicieuse dans les contrées méridionales (1842)

Si du moins ils s'étaient réunis une fois, comme les autres médecins à Navarin, pour arrêter le traitement susceptible d'être le même pour tous les malades de l'endémie, quels que fussent l'âge, le sexe, la constitution, la condition ! Mais non, chaque médecin suit l'inspiration de son génie, chacun comprend la thérapeutique de la fièvre régnante selon son sens privé. Nous ne prétendons point mettre de l'ordre dans la mêlée des novateurs, nous voulons seulement faire voir le plus ou moins de mal que cette secte a fait en renonçant en tout ou en partie à l'héritage du médecin de Modène.
Source : Gallica

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