Henri Duboué

Élements biographiques

Henri Duboué De l'impaludisme (1867)

Comme j'observe la malade à divers moments de la journée, je saisis moi-même un jour (c'était environ le douzième ou le quinzième) la chaleur fébrile sur le fait. Sur ce seul indice, j'examine la rate et j'y découvre à la pression une sensibilité des plus marquées, sans la moindre hypertrophie. Je suis dès lors fixé sur cette lenteur désespérante du retour à la santé, et je m'arrête, dès cet instant, au traitement par la quinine; je dois ajouter qu'à ce moment, je n'observais presque aucun cas de fièvre intermittente ou d'autre affection palustre.
Source : Gallica

Henri Duboué De l'impaludisme (1867)

On voit par là que la nature d'une entité morbide embrasse nonseulement la notion des diverses affections qui en dépendent, mais encore leur ordre de filiation, leur enchaînement respectif. Quant à l' affection morbide, qui n'est qu'un mode d'être de l'entité morbide, elle doit comprendre, outre les notions de cause et de lésion (primitive ou secondaire) , elle doit comprendre encore la notion de siège. L'affection morbide, si l'on veut, est la forme, concrète de l'entité morbide, laquelle n'est Jamais qu'un être abstrait, qu'une pure conception de notre esprit.
Source : Gallica

Henri Duboué Esquisse de climatologie médicale sur Pau et les environs (1880)

Je ne dis pas assurément qu'il faille toujours et quand même céder au désir exprimé par le malade, qu'on ne doive pas s'attacher surtout à en pénétrer avec soin les raisons véritables, raisons auxquelles des considérations de santé pourraient bien être étrangères et qui ne serviraient que de prétexte. Mais, s'il est bien démontré, ce qui n'est d'ordinaire que trop facile à vérifier, que le mal, dont il était atteint en arrivant, n'a pas subi, en raison du temps écoulé, une amélioration bien prononcée, pourquoi ne pas laisser à ce malade l'espoir de guérir plus vite, en changeant de station?
Source : Gallica

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