Alfred Castan

Élements biographiques

Alfred Castan,  Traité élémentaire des fièvres (1864)

“ Quel est le caractère fondamental d'une fièvre éruptive? C'est de présenter une fièvre primitive, suivie d'une éruption critique de la fièvre ; c'est là ce que nous voyons dans la variole, la rougeole et la scarlatine. L'énanthème intestinal, c'est ainsi qu'on a désigné la lésion des plaques de Peyer, arrive bien consécutivement au mouvement fébrile, mais il n'est pas critique; la fièvre conserve toute son intensité, l'affection typhoïde n'est donc pas une fièvre éruptive. ”
Source : Gallica

Alfred Castan,  De l'enseignement de l'histoire de la médecine… (1874)

“ Or, pour moi, la réponse ne saurait rester un seul instant douteuse, et j'affirme qu'en nous faisant assister au développement de notre science, en nous montrant comment les faits qui la constituent ont pris peu à peu la place qui leur revient, l'histoire nous apprend par cela même à les mieux connaître. Ainsi, Messieurs, supprimez un instant par la pensée tout ce que les anciens ont écrit sur la grande classe des fièvres; consultez uniquement les données de la science moderne, et elles vous apprendront que toutes les fièvres graves se résolvent en une seule et même entité: la fièvre typhoïde. ”
Source : Gallica

Alfred Castan,  Traité élémentaire des fièvres (1864)

“ En résumé, dans l'établissement de toute fonction, soit hygide, soit morbide, il y a une tendance salutaire de la nature, tendance qui est quelquefois entravée dans sa marche ; la fièvre se produit alors, mais ne constitue jamais elle-même l'effort; la fièvre, comme nous le disions au début de ce travail, est symptomatique de l'effort que fait la nature pour surmonter l'obstacle. Ce n'est donc pas la fièvre, c'est-à-dire l'accélération du pouls, qui est synergique; c'est l'effort lui-même. ”
Source : Gallica

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