Noël Gueneau de Mussy

Élements biographiques

Noël Gueneau de Mussy Clinique médicale. Tome 3 (1878-1885)

La pratique de l'inoculation et l'observation journalière démontrent les dimensions infinitésimales de l'agent contagieux. Quand il n'est pas inoculé, aucune sensation n'avertit l'organisme de sa pénétration. Il en est ainsi pour la fièvre typhoïde; exceptionnellement le malade peut dire quand il en a été imprégné. Etre exposé aux émanations d'un égout, se promener dans une allée où aucune odeur offensive n'avertit le visiteur du danger qu'il court, boire une eau qui ne diffère d'une autre que par des nuances de saveur sans importance, peut suffire pour donner une fièvre mortelle.
Source : Gallica

Noël Gueneau de Mussy Clinique médicale. Tome 3 (1878-1885)

Quand l'abattement est porté jusqu'à la stupeur, le délire prend souvent la forme qu'on a appelée mussitation; c'est un marmottement de paroles presque inarticulées et de sons vides de sens, accompagné dans beaucoup de cas d'un tremblement des lèvres. Si quelquefois alors, sous de pressantes excitations, le malade est un moment tiré de ce sommeil de l'intelligence, comme ceux qui sont atteints de commotion cérébrale, il ouvre des yeux étonnés, commence ou achève quelques mots et retombe dans la torpeur.
Source : Gallica

Noël Gueneau de Mussy Clinique médicale. Tome 3 (1878-1885)

Quoi qu'il en soit, quand le processus nécrosique a envahi le péritoine ou quand cette membrane séreuse, ramollie par le travail inflammatoire, est la seule barrière qui empêche les matières intestinales de passer dans la cavité péritonéale, il suffit d'un effort, d'une secousse de toux ou de vomissement, d'un mouvement brusque, d'une indigestion, de l'administration intempestive d'un purgatif, d'une distension subite de l'intestin par des gaz ou par des matières fécales, pour détacher l'eschare ou pour rompre le feuillet séreux macéré dans les liquides excrémentitiels.
Source : Gallica

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