Transmission (maladie)

Définition et enjeux

Noël Gueneau de Mussy Clinique médicale. Tome 3 (1878-1885)

Chaque maladie contagieuse a sa voie d'élimination, a son foyer de fabrication virulente. Celles qui s'éliminent par la peau ou par la muqueuse respiratoire sont d'une propagation beaucoup plus facile que celles qui s'éliminent par le tégument digestif, comme la fièvre typhoïde et le choléra. La facilité plus ou moins grande de la transmission ne doit pas être comptée parmi les caractères essentiels de la contagion.
Source : Gallica

Portrait de Francis Devay Francis Devay Hygiène des familles, ou Du perfectionnement physique et moral de l'homme… (1846)

L'infection est donc la production d'un agent toxique , inconnu dans son essence, mais qui est provoqué par des causes locales ou atmosphériques; tandis que la contagion est indépendante de ces dernières causes, elle a en soi, sa raison d'être, elle jouit de la propriété essentielle de reproduire spécialement la maladie qui lui a donné naissance. Dans la contagion, la transmission se fait d'un individu à un autre, tandis que dans l'infection, elle se fait d'un foyer quelconque à l'individu.
Source : Gallica

Angel Marvaud Les Maladies du soldat, étude étiologique… (1894)

Dans un grand nombre de maladies, l'agent infectieux, après s'être reproduit et multiplié dans l'organisme, s'élimine par certaines sécrétions (pus, sang, larmes, salive, déjections, squames épidermiques) ; en présence d'un organisme sain et offrant une réceptivité suffisante, il lui communique la maladie première. L'agent infectieux devient alors contage, et les maladies, qui offrent ce pouvoir de transmission en dehors de l'organisme malade sont dites contagieuses.
Source : Gallica

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