Résumé

Louis Eugène Bertrand Art de soigner les malades, ou Traité des connaissances nécessaires aux personnes qui veulent donner des soins aux malades… (1844)

Traiter un malade, — c'est reconnaître la nature de sa maladie et prescrire des remèdes propres à la combattre. Le soigner,— c'est le garder, l'assister dans ses besoins, et faire sur lui l'application du traitement prescrit. Traiter un malade est le droit du médecin : le soigner est le devoir de ses parents, de ses amis, des garde-malades enfin.
Depuis que j'exerce la médecine, j'ai tous les jours senti le besoin d'un livre à l'usage du monde, qui exposât clairement et brièvement tous les préceptes propres à diriger la conduite des personnes préposées auprès des malades
1
pour les soigner.
Source : Gallica

Louis Eugène Bertrand Art de soigner les malades, ou Traité des connaissances nécessaires aux personnes qui veulent donner des soins aux malades… (1844)

A quoi les richesses serviront-elles à l'homme, si l'état de souffrances ou d'infirmités le prive des jouissances qu'elles peuvent procurer? A quoi servent l'énergie du courage et les talents de l'esprit dans un corps malade ou valétudinaire? Sans la santé, tous les biens terrestres ne sont rien. L'art qui a pour objet de préserver des maladies, ou de détruire celles dont l'homme peut être atteint, doit donc, à juste titre, être regardé comme le premier des arts, et la science médicale comme la plus nécessaire de toutes les sciences humaines.
Source : Gallica

Louis Eugène Bertrand Art de soigner les malades, ou Traité des connaissances nécessaires aux personnes qui veulent donner des soins aux malades… (1844)

Le garde-malade doit s'attacher d'une manière toute spéciale à plaire aux malades et à gagner leur confiance. Pour arriver à ce double but, — aux mouvements d'impatience et même de brusquerie, aux moments d'humeur et de caprice, occasionnés par la maladie et la douleur, il n'opposera que la douceur et la patience ; il ranimera, soutiendra, donnera de l'espérance et de la résignation au malade abattu, désespéré, en faisant lui-même refléter sur son visage la tranquillité et l'espérance, et surtout en témoignant la plus grande confiance dans le traitement qui est prescrit.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature