Garde-malade

Définition et enjeux

Louis Eugène Bertrand,  Art de soigner les malades, ou Traité des connaissances nécessaires aux personnes qui veulent donner des soins aux malades… (1844)

“ Le garde-malade doit s'attacher d'une manière toute spéciale à plaire aux malades et à gagner leur confiance. Pour arriver à ce double but, — aux mouvements d'impatience et même de brusquerie, aux moments d'humeur et de caprice, occasionnés par la maladie et la douleur, il n'opposera que la douceur et la patience ; il ranimera, soutiendra, donnera de l'espérance et de la résignation au malade abattu, désespéré, en faisant lui-même refléter sur son visage la tranquillité et l'espérance, et surtout en témoignant la plus grande confiance dans le traitement qui est prescrit. ”
Source : Gallica

Louis Eugène Bertrand,  Art de soigner les malades, ou Traité des connaissances nécessaires aux personnes qui veulent donner des soins aux malades… (1844)

“ DU GUIDE-MALADE.
« Le garde-malade, » dit Fodéré, 1 « quels que soient son sexe et ses qualifications, est un préposé auprès d'une personne malade pour la soigner sous la direction d'un médecin, lorsqu'il y en a un , et conformément à ses ordres, et lorsqu'il n'y en a pas, d'après les règles du bon sens et les voies de la médecine naturelle. »
De par le droit naturel, les malades doivent avoir pour premiers gardes leurs parents et leurs amis. L'amitié et les liens du sang donnent seuls ce courage, cette patience, ce dévouement et ce désintéressement que l'or ne peut enfanter.
”
Source : Gallica

Charles Daniel,  Alexis Clerc, marin, jésuite et otage de la Commune… (1895)

“ Mon cher père, voilà, j'espère, notre bon Jules non seulement hors de danger, mais quitte de vives douleurs et en bon train d'une convalescence dont tu lui abrèges les lenteurs. La fidèle compagnie que tu lui tiens me rappelle que tu as été aussi mon garde-malade. Le bon naturel de Jules reconnaîtra, mieux que je ne l'ai fait, tes bons soins. Ce n'est pas une des moindres fatigues du garde-malade que la mauvaise humeur du malade que rien ne satisfait, et qui trouve qu'on n'en fait jamais assez. ”
Source : Gallica

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