Résumé

Angel Marvaud Les Maladies du soldat, étude étiologique… (1894)

« Le scorbut, écrivait Maupin (2) , est le plus grand fléau des armées en campagne ; il amoindrit peu à peu et étouffe même, dans les constitutions les plus vigoureuses, l'aptitude à la résistance, et les livre ainsi, mal défendues, à tout ce qui, en temps de guerre, tend à les ébranler, à les ruiner. Une fois implanté dans une armée, il est tout à la fois la cause, l'accompagnement et le commencement presque obligé de ces maladies, à la gravité desquelles il ajoute la sienne. »
II. Etiologie. — Il n'y a aucune maladie dont l'etiologie soit aussi claire que celle du scorbut.
Source : Gallica

Angel Marvaud Les Maladies du soldat, étude étiologique… (1894)

Le diagnostic de la maladie est facile, quand celle-ci règne épidémiquement dans une garnison; mais, comme le dit Richard (3) avec raison, lorsqu'il survient deux ou trois cas isolés, comme ceux qu'on signale de distance en distance dans l'armée et la population civile, il est le plus souvent impossible d'affirmer que l'on a affaire à une petite épidémie de méningite cérébrospinale; mais si la localité où l'on observe a été anciennement un des théâtres de la maladie, il y aura de fortes présomptions en faveur de sa nature infectieuse.
Source : Gallica

Angel Marvaud Les Maladies du soldat, étude étiologique… (1894)

Aujourd'hui la doctrine microbienne absorbe presque complètement le domaine de l'étiologie typhoïde. Voilà pourquoi chaque fois qu'une épidémie de dothiénenterie vient à éclater, aussi bien dans l'armée que dans la population civile, on se préoccupe d'abord et surtout de la recherche du bacille d'Eberth dans l'eau incriminée; cette eau est recueillie, puis soumise à l'analyse microbiologique, et, quand on y constate la présence du microbe pathogène, on signale celui-ci comme la cause véritable et certaine du développement de la maladie.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature