Résumé

Adrien Cartier L'hygiène à Toulon : statistique hygiénique (1894)

A Toulon, depuis vingt ans, la fièvre typhoïde a enlevé au pays 2,551 marins ou soldats !!!
Si, à cette perte définitive de vingt à vingt-cinq ans qu'il a fallu pour faire un adulte, on ajoute les nombreux malades qui ont fourni cette mortalité, les non-valeurs qui en ont été le résultat, les longs mois de traitement et d'indisponibilité, enfin les dépenses de toutes sortes qu'ils ont nécessitées, on s'expliquera aisément les lourds sacrifices
en argent que se sont imposés certains pays pour s'affranchir de cet odieux tribut.
Source : Gallica

Adrien Cartier L'hygiène à Toulon : statistique hygiénique (1894)

« Une ville vaut, comme salubrité, ce que vaut son système de canalisation souterraine comme construction et comme entretien. » Avec lui, tous les hygiénistes ont également constaté que la plupart des villes, qui se sont donné une canalisation convenable et l'ont utilisée pour l'évacution intégrale des immondices, ont vu baisser le chiffre de leur mortalité typhoïde ; celles, au contraire, sans égout ou qui n'emploient ceux qu'elles ont que pour l'évacuation des eaux ménagères, des eaux des rues ou de la pluie, ont toujours la fièvre typhoïde à un degré élevé de fréquence et de gravité.
Source : Gallica

Adrien Cartier L'hygiène à Toulon : statistique hygiénique (1894)

L'enfant né de parents tuberculeux hérite seulement d'une prédisposition à contracter la tuberculose ; c'est, comme on l'a dit souvent, un bouillon de culture préparé pour l'éclosion et la prolifération du bacille; mais cet ensemencement, il l'attend de la cohabitation. Ce sont ces héréditaires qu'il faut fortifier contre les dangers de la contagion, en augmentant la résistance de l'organisme vis-à-vis du bacille de Koch ; en un mot, chez eux, il faut remanier le terrain, le rendre impropre à la culture tuberculeuse et en faire un sol réfractaire.
Source : Gallica

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