Otorrhée

Définition et enjeux

Eugène-Hippolyte Triquet,  Leçons cliniques sur les maladies de l'oreille… (1863-1866)

“ On appelle otorrhée l'écoulement purulent chronique du conduit auditif. C'est une maladie extrêmement-fréquente, on la rencontre à tous les âges de la vie, depuis la plus tendre enfance jusque dans la vieillesse : le plus souvent elle n'est qu'un symptôme de catarrhe, de scrofule, de syphilis, ou d'herpétisme. Ce serait une grave erreur que de considérer l'otorrhée comme un simple flux, conséquence d'une otite. Par delà le symptôme anatomique, l'écoulement purulent, il y a surtout à rechercher la connaissance de la cause qui l'a fait naître sans doute, qui l'entretient assurément. ”
Source : Gallica

Édouard Mène,  Nouvelles recherches sur les causes de la surdité… (1860)

“ Il n'est pas rare de voir l'otorrhée passer de l'enfance à tous les autres degrés de l'âge, quand on l'abandonne aux seules forces de la nature. On a prétendu que cette maladie se terminait spontanément à l'époque de la puberté; malheureusement l'expérience ne démontre pas la justesse de cette opinion.
Pronostic.— Il varie suivant la véritable nature de l'affection : la plus facile à faire disparaître, c'est l'otorrhée catarrhale externe accompagnée ou non de perforation de la membrane du tympan.
”
Source : Gallica

Édouard Victoire Aimé Brindel,  Guide pratique des maladies de la gorge… (1908)

“ SYMPTÔMES. — L'otorrhée chronique se traduit par des troubles fonctionnels : surdité plus ou moins accentuée du côté malade, réactions des maladies de l'appareil de transmission, si le labyrinthe est intact, bourdonnements en général nuls ou peu marqués ; écoulement purulent variable comme abondance, comme nature et comme odeur, douleurs souvent nulles, en général peu marquées, quelquefois paroxystiques, coïncidant souvent avec un arrêt dans l'écoulement : les douleurs sont toujours l'indice de l'imminence d'une complication. ”
Source : Gallica

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