Eugène-Hippolyte Triquet

Résumé

Eugène-Hippolyte Triquet Leçons cliniques sur les maladies de l'oreille… (1863-1866)

On appelle otorrhée l'écoulement purulent chronique du conduit auditif. C'est une maladie extrêmement-fréquente, on la rencontre à tous les âges de la vie, depuis la plus tendre enfance jusque dans la vieillesse : le plus souvent elle n'est qu'un symptôme de catarrhe, de scrofule, de syphilis, ou d'herpétisme. Ce serait une grave erreur que de considérer l'otorrhée comme un simple flux, conséquence d'une otite. Par delà le symptôme anatomique, l'écoulement purulent, il y a surtout à rechercher la connaissance de la cause qui l'a fait naître sans doute, qui l'entretient assurément.
Source : Gallica

Eugène-Hippolyte Triquet Leçons cliniques sur les maladies de l'oreille… (1863-1866)

Une seule maladie du conduit auditif pourrait quelquefois jeter dans l'incertitude le chirurgien, s'il n'était pas prévenu de la possibilité de cette méprise : je veux parler des abcès folliculaires du conduit. Ces abcès, petits comme une graine de chènevis, quand ils sont arrivés à maturité et sur le point de s'ouvrir, ressemblent à une granulation. Ils sont petits, arrondis, rougeâtres, luisants ; et souvent ce n'est qu'en cherchant à les explorer avec le stylet qu'on en voit sortir une gouttelette de pus et que le doute est dissipé.
Source : Gallica

Eugène-Hippolyte Triquet Leçons cliniques sur les maladies de l'oreille… (1863-1866)

Les symptômes physiologiques sont la chaleur acre et mordante, qui force les malades à se gratter; la douleur quelquefois légère, parfois atroce, au point de priver les enfants de sommeil; enfin les malades accusent des battements dans toute l'oreille, des bourdonnements, et quand l'affection a envahi le conduit auditif, la cloison et même la caisse, on comprend: que la surdité doit apparaître à des degrés variés et se montrer rebelle à la thérapeutique.
Source : Gallica

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