Résumé

Maurice Mène Nouvelles recherches sur la nature et le siège de la migraine… (1845)

J'ai fait usage de l'huile acoustique que vous m'avez ordonnée ; je suis enchanté de vous dire qu'elle m'a rendu l'ouïe que j'avais perdue complétement depuis dix-huit ans; d'une oreille, j'entends ce qu'on me dit à voix basse; et l'autre oreille, dont la surdité augmentait graduellement, a acquis aussi une sensibilité telle, que j'entends tout ce que l'on dit loin de moi. Quand je porte la main à l'oreille et que je parle, il me semble que j'élève la voix.
Source : Gallica

Maurice Mène Nouvelles recherches sur la nature et le siège de la migraine… (1845)

Dans l'homme et chez les quadrupèdes, l'organe de l'ouïe est plus compliqué et caché dans une portion osseuse des plus dures, et séparé de l'extérieur de la tête par une cavité et un conduit que suivent les rayons sonores, comprimés en faisceaux par des cornets placés en dehors, et plus ou moins éloignés.
On a prétendu que le pavillon de l'oreille pourrait être enlevé sans nuire à l'acte de l'audition; quant à nous, nous ne partageons pas cette opinion : à la vérité, il se peut qu'on entende bien lorsqu'on est près du foyer d'où partent les sons, mais non quand on en est éloigné.
Source : Gallica

Maurice Mène Nouvelles recherches sur la nature et le siège de la migraine… (1845)

Nous considérons donc alors qu'il existe une irritation assez forte dans le parenchyme glandulaire de l'oreille, capable de produire un engorgement plus ou moins fort, qui, par sa nature, offense les houppes nerveuses, des nerfs de l'appareil auditif; lequel en outre donne lieu aux douleurs qui constituent l'otalgie, et comme la nature travaille constamment à sa conservation, les glandes finissent par se dégager spontanément.
Source : Gallica

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