Résumé

G Jégu De la Syphilis de l'oreille (état actuel de nos connaissances… (1884)

Si, comme l'a démontré M. le professeur Duplay, il n'est pas une affection de l'appareil auditif qui ne puisse causer des troubles cérébraux, depuis le vulgaire bouchon de cérumen jusqu'aux altérations les plus profondes de l'oreille, du rocher ou de l'appareil auditif, on peut dire inversement que souvent les lésions centrales, encéphaliques, s'accompagnent de troubles de l'ouïe. C'est ce que l'on observe dans les manifestations de la syphilis sur le cerveau.
Source : Gallica

G Jégu De la Syphilis de l'oreille (état actuel de nos connaissances… (1884)

Il est, dans la science, des cas authentiques où des troubles de l'audition se sont ajoutés, d'une part à des troubles de l'équilibre, à des étourdissements, à des vertiges, à une céphalée ; d'autre part à des lésions des nerfs oculaires, du nerf facial. L'ensemble de ces symptômes, indépendant de maladies de l'oreille, annonçait l'invasion d'une syphilis cérébrale à forme tantôt congestive, tantôt paralytique, qui ne tardait pas à éclater et à éclairer le diagnostic.
Source : Gallica

G Jégu De la Syphilis de l'oreille (état actuel de nos connaissances… (1884)

« Dans un organe diathésé, dit M. Fournier (1) , c'est presque toujours l'organe surmené ou l'organe malade, faible, taré, qui devient le siège des localisations diathésiques. La diathèse a toujours tendance à se porter vers l'organe de résistance moindre, ad locum minoris resistentioe. » Les différents organes qui constituent l'appareil de l'audition n'échappent pas à cette loi, et nous aurons plus d'une fois à consigner, dans l'histoire de la syphilis de l'oreille, l'influence des affections auriculaires antérieures sur le développement, dans cette région, d'accidents syphilitiques divers.
Source : Gallica

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