“ Peut-être ce faible dérangement à la surface est-il produit par un grand travail dans l'intérieur de la terre ! Des conduits praticables existent sous le sol qui va s'ouvrir et lui livrer un passage à travers les champs et les montagnes ! ”
Conduit
Définition et enjeux
Le terme « conduit » désigne un passage ou une voie destinée au transport d’un fluide, qu’il s’agisse d’air, d’eau ou d’énergie. Dans le domaine technique, il désigne des canalisations en acier galvanisé, aluminium ou plastique, utilisées dans le chauffage, la ventilation et la climatisation (HVAC), ainsi que des dispositifs de refroidissement informatique. Ces conduits peuvent être rigides ou flexibles, chacun optimisant le débit d’air vers les zones à climatiser.
Dans un cadre plus philosophique, des auteurs comme Sénèque le Jeune ou Victor Hugo ont évoqué les réseaux naturels et souterrains, comparant les flux d’eau et d’air à des « cours » ou des « veines » de la Terre. Simone Weil, quant à elle, souligne l’importance des circuits énergétiques, liant le fonctionnement des conduits à une vision poétique de la circulation des forces. Ces approches, mêlant ingénierie et métaphores, illustrent la dualité pratique et symbolique de ce concept.
Citations sur le conduit
Tullo Massarani,
L'art à Paris. Tome 1
(1880)
“ Jetez seulement les yeux sur la section altimétrique d'une rue de Paris : la vie souterraine, avec ses substructions, ses drainages, ses carrières, ses conduits d'eau potable et de gaz, ses cylindres atmosphériques, ses télégraphes, vous apparaîtra pour le moins tout aussi intense que la vie extérieure ”
Mme A J T Pinet, Les promenades du jeudi, ou Les visites à la ferme (1865)
“ Ce n'est point une grande dépense, et au moyen de conduits on fait aller dans toutes les directions, sans peines et sans fatigues; l'eau qui retombe en pluie et s'élève jusqu'aux branches, auxquelles elle fait grand bien. ”
Aurélien Scholl,
Fruits défendus
(1885)
“ Est -il possible de croire que c' est le hasard qui a disposé pour notre commodité ces milliers de cellules où nos familles peuvent se mouvoir à l' aise ? ces conduits souterrains qui nous facilitent le passage du Nord au Midi , de l' Est à l' Ouest ? ”
Sénèque le Jeune,
Œuvres complètes de Sénèque le Jeune
“ Or, si tu me demandes comment se forme cette eau, je te demanderai, moi, comment se forme l’air ou la terre ? S’il existe quatre éléments, tu ne peux demander d’où vient l’eau, puisqu’elle est un des quatre éléments. Pourquoi s’étonner qu’une portion si considérable de la nature puisse fournir d’elle-même à des écoulements perpétuels ? Tout comme l’air, qui est aussi l’un des quatre éléments, produit les vents et les orages, ainsi l’eau produit les ruisseaux et les fleuves. Si le vent est un cours d’air, le fleuve est un cours d’eau. ”
Victor Hugo,
Quatrevingt-treize
(1874)
“ Utilisez la nature, cette immense auxiliaire dédaignée. Faites travailler pour vous tous les souffles de vent, toutes les chutes d’eau, tous les effluves magnétiques. Le globe a un réseau veineux souterrain, il y a dans ce réseau une circulation prodigieuse d’eau, d’huile, de feu ”
“ Tout ce qui se rapporte à la science peut être disposé autour de ce circuit, car la notion d’énergie est au centre de tout. La pensée de ce circuit, si elle pénétrait dans l’esprit des paysans, envelopperait le travail de poésie. ”
Robert de la Sizeranne, Revue des Deux Mondes (1897)
“ Dans une vague ou un nuage, ces lignes maîtresses montrent le flux du courant et du vent et l'espèce de changement que l'eau ou la vapeur endurent à tout instant dans leur forme, lorsqu'elles rencontrent un rivage ou une vague adverses ou un rayon de soleil qui les fond. Or, souvenez-vous que rien ne distingue les hommes supérieurs plus que ceci, qu'ils savent, soit dans la vie, soit dans l'art, la direction que prennent les choses. ”
“ N’y a-t-il pas, dans une foule, des gens qui tournent sur eux-mêmes au lieu d’avancer ? Oui. Ceux qui frottent contre le mur. Ils roulent sur le mur, comme ferait une roue. Bon. Quelqu’un n’a-t-il pas vu des parties d’eau qui tournaient ? Oui, des tourbillons. Comment étaient-ils ? Creux comme des entonnoirs. Pourquoi cela ? Dans quel sens tournaient-ils ? Vous ne l’avez pas remarqué ? Écrivez un sujet de devoir pour demain. Vous dessinerez le fleuve vu du pont. Vous marquerez les piles et les arches, ainsi que les régions où le courant est le plus rapide ”
Jean Rameau, L’Œuvre (Rameau) (1888)
“ Faire un canal d’un isthme, un isthme d’un canal, Faire rire une source où hurlait un cratère, Retoucher après Dieu le vieux globe banal ! Déformer l’univers sous sa puissante étreinte, Dérouter le soleil qui l’éclaire, anxieux, Pour que le globe neuf, marqué de votre empreinte, Proclame votre gloire en roulant dans les cieux ! — Homme vain, homme aveugle. À quoi bon !... Sources, fleuves, Et vous, lits inconnus des mers vieilles et neuves, Vous vous déplacerez, vous vous dessécherez ; D’autres mers surgiront sur d’autres monts sombrés ”
“ Voyons, qui va me décrire convenablement le courant du fleuve. Est-ce que l’eau court également vite dans toutes les parties du courant ? Non, certainement. Tous savent que, vers le milieu du fleuve, l’eau file comme une flèche. Et pourquoi cela ? Voyons, à quoi allons-nous comparer ce courant d’eau ? À une foule d’hommes, peut-être, qui descendent du train et se poussent vers la sortie. Quels sont ceux qui vont le plus vite ? ”
Émile Küss,
Cours de physiologie, d'après l'enseignement du professeur Küss…
(1897)
“ On donne le nom de milieux à l'ensemble des circonstances qui environnent l'être vivant et dans lesquels il trouve les conditions propres à développer, entretenir et manifester la vie qui l'anime. Il faut distinguer les milieux cosmiques (air, eau, aliment, température, lumière, électricité) et les milieux intérieurs. Les premiers entourent l'individu tout entier, les seconds sont en contact immédiat avec les éléments anatomiques qui composent l'être vivant. ”
Simone Weil,
Intuitions pré-chrétiennes
“ L’air et l’eau sont deux moyennes proportionnelles entre le feu, — qui est aussi lumière et énergie, — et la terre. En somme, il y a l’énergie, la matière, et deux moyennes proportionnelles qui les relient. ”
Édouard Grimard, La plante : botanique simplifiée (1865)
“ Oui, la nature est bien en réseau, en effet, c'est-à-dire en surface dont le circuit va peut-être s'élargissant suivant la courbe progressive d'une vaste spirale. Je dis peut-être, car que savons-nous de la vie? ”
Louis Figuier,
Les Merveilles de la science ou description populaire des inventions modernes
“ On relève ainsi, tout à la fois, la profondeur et la nature du sol, en réalisant, comme on le voit, la même opération que pratiquent les ingénieurs des chemins de fer ou des Ponts et chaussées, lorsqu’il faut déterminer le profil en long d’une route ou d’une voie ferrée. ”
M. Gustave Geffroy, Le Tour du monde
“ Il suit d’un pas pesant son chemin d’habitude, il regarde comme tous les jours son horizon circonscrit par sa maison, ses arbres, le clocher, il voit passer la diligence ou il entend le coup de sifflet du chemin de fer. ”
Alphonse de Calonne,
Revue des Deux Mondes
“ Un peut être assuré que le creux sera le plus étroit possible et qu’on le fera servir à divers usages, pour la ventilation, pour l’éclairage, pour le chauffage, le transport de la parole par le téléphone et le télégraphe, et même pour la circulation des paquets et des lettres. ”
“ Nos usages modernes, si différents en une foule de points de ceux des anciens, s’y adaptent pourtant merveilleusement. De l’air, de la lumière, une large circulation, des aspects grandioses, répondent de plus en plus à cet élargissement graduel de nos villes et de nos habitations. ”
Peter-Guthrie Tait, Conférences sur quelques-uns des progrès récents de la physique (1887)
“ Nous désignons par conductibilité, ou pouvoir conducteur, le nombre qui exprime la quantité de chaleur ou d'électricité qui passe, en un temps donné, à travers l'unité de surface avec une différence donnée de température ou de potentiel dans le même sens, nous pouvons employer le mot diffusibilité d'une substance dans un liquide. ”
Platon,
Sophiste ; Politique ; Philèbe…
“ Le mouvement vers le haut et vers le bas crée le monde de la façon suivante : le feu en se condensant devient liquide, l’eau en se condensant se change en terre, et voilà pour le mouvement vers le bas. ”
Alphonse Guyot, Entretien familier sur l'étude du langage… (1873)
“ Notre parabole de la circulation des eaux sur notre planète n'était à autre fin que de vous faire pressentir une circulation de la vie individuelle exactement semblable ; comme vous venez de le voir, la vie est la même goutte d'eau toujours en marche, de l'océan aux sources et des sources à l'océan. ”
Anatole France,
Pierre Nozière
(1899)
“ Cela tient à ce que les rivières sont des routes ; ce sont des routes naturelles sur lesquelles on voyage avec des bottes de sept lieues ; quel autre nom conviendrait mieux à des barques ? Et les routes sont comme des rivières que l’homme a faites pour l’homme. ”
Mary Mapes Dodge,
Les Patins d’argent
“ Les mères crient à leurs enfants : « Lodewyk ! Jan !! Ne vous balancez pas sur la barrière du jardin, vous allez vous noyer ! » Les chemins d’eau y sont beaucoup plus communs que les chemins de terre ou de fer. ”
Augustin-Charles d’Aviler,
Dictionnaire d’architecture civile et hydraulique
“ Chemin artificiel C’est un Chemin qu’on fait & force de bras, soit de terre rapportée ou de maçonnerie, & dont le travail a surmonté les difficultés qui s’opposoient & son exécution, comme sont la plûpart des levées le long des rivières, des marais, des étangs, &c. ”
Achille Eyraud,
Voyage à Vénus
“ Quel que soit leur éloignement respectif, tous les corps se communiquent leur électricité, leur lumière, leur chaleur, — magnifique exemple d’universelle confraternité donné, sans relâche, par cette matière si dédaignée, et dont l’homme, dans l’univers entier, aurait le plus à profiter ! ”
François Fertiault,
Le Parnasse contemporain/1866
“ Fluide parcourant les sentiers de l’espace, Étincelle échappée au foyer créateur, Elle plane, invisible, elle flotte, elle passe, Ayant la fantaisie... un souffle pour moteur. Elle suit son chemin, lente, mais jamais lasse ”
Maxime Du Camp,
Le Service des eaux à Paris
“ L’eau, élément indispensable à l’existence, emblème de pureté qui est symbolisé dans nos églises par le bénitier, substitué au lavabo des ablutions antiques, — l’eau, instrument d’industrie et de locomotion artificielle, a été de tout temps considérée comme une nécessité de premier ordre. ”
Edmond About,
Nos artistes au Salon de 1857
(1858)
“ Est-ce un paysage qui se déroule sous nos yeux, vous apercevez avant tout certaines grandes lignes qui sont les mouvements du pays, comme les bras étendus et la jambe levée sont les mouvements d'un homme. Une vallée entrevue par la portière d'un wagon peut s'ébaucher en quatre lignes, comme le couvreur qui tombe d'un toit. Si le train s'arrête, si vous descendez de voiture pour examiner les choses plus à loisir, vous verrez le terrain se modeler par masses d'ombre et de lumière. ”
Marcel Schwob,
Vies imaginaires
“ Avec ses doigts il marqua les quatre grandes lignes, composées de points, qui sont placées sous l’invocation du Feu, de l’Eau, de la Terre et de l’Air, sur la gauche, et sur la droite, du Midi, de l’Orient, de l’Occident et du Septentrion. ”
André Lebey,
Louis-Napoléon Bonaparte et le ministère Odilon Barrot…
(1912)
“ Marchons, voici la route, elle traverse des contrées ignorées. Nous suivons en frayant la voie, en suivant les ondulations du sol, l'oeil toujours fixé sur l'étoile qui nous guide. Ceux-là ne cheminent point à travers l'espace. ”
Anatole France,
Pierre Nozière
“ Les routes, les belles routes aussi unies que la surface d'une fleuve et sur lesquelles la roue de la voiture et la semelle du soulier trouvent un appui à la fois solide et doux, ce sont les chefs-d'oeuvre de nos pères qui sont morts sans laisser leur nom et que nous ne connaissons que par leurs bienfaits. ”
Bernardin de Saint-Pierre, L'Arcadie; suivie de La pierre d'Abraham
“ L’habitude où nous sommes de resserrer dans des digues le canal de nos rivières, de sabler nos grands chemins, d’aligner les allées de nos jardins, de tracer leurs bassins au cordeau, d’équarrir nos parterres et même nos arbres, nous accoutume à considérer tout ce qui s’écarte de notre équerre, comme livré à la confusion. ”
Henriette Bourdic-Viot,
Éloge de Montaigne
“ Ainsi un fleuve auquel plusieurs rivières paient le tribut de leurs ondes, n’en coule qu’avec plus de rapidité ; sa majesté s’accroît de l’abondance de ses eaux : ainsi la science prête de la vigueur aux preuves, et de l’éclat aux pensées. ”
Clément Ier,
Les Pères de l’Église
“ Voyez comme toutes les plantes tirent leur vie des entrailles de la terre. Considérez l’océan : l’alternative du flux et du reflux le maintient dans une continuelle agitation. Voyez les fontaines : elles coulent sans s’épuiser. Observez les fleuves : ils vont, et rien n’arrête leur cours. ”
Marc Aurèle,
Pensées pour moi-même
“ En troisième lieu, suppose qu’en t’élevant tout à coup, au sommet des airs, tu puisses contempler à tes pieds les choses humaines, observant cette infinie variété sous toutes ses faces, et embrassant d’un regard tout ce que l’air et l’éther renferment dans leur vaste sein ”
Joséphine Le Breton, Histoire et applications de l'électricité (1884)
“ Une force qui circule aujourd'hui dans toutes les parties du globe, dont les organes transportent la pensée ou la parole à travers les airs, sous la terre, au fond des mers, bravent toutes les distances et tous les obstacles, devait donner naissance à une vaste industrie. ”
Antoine Pluche, Beautés du spectacle de la nature ou Entretiens sur l'histoire naturelle des animaux et des plantes (1875)
“ Nous ressemblons à des voyageurs qui marchent aux approches d'un beau jour. Une lueur réjouissante, quoique faible, commence à colorer les objets. Nous les distinguons surtout autour de nous. Nous ne confondons point la rivière avec le chemin qui la borde. Et c'en est assez pour nous : nous pouvons nous conduire. ”
Paul Henri Thiry d’Holbach,
Système de la nature
“ Ce qui dans votre composition étoit de la nature du feu, retournera à l’élément du feu ; ce qui étoit de la nature de la terre, va se rejoindre à la terre ; ce qui étoit air, va se réunir à l’air ; ce qui étoit eau, va se serésoudre en eau ”
Jules Verne,
Le rayon-vert
(1882)
“ Par une sorte de circulation incessante, — comme une créature vivante, dont le cœur battrait à la ligne équatoriale, —il se nourrit lui-même avec les vapeurs qu'il émet, dont il alimente les sources, qui lui reviennent par les fleuves, ou qu'il reprend directement par les pluies sorties de son sein! ”
Jean-Antoine At, Les fleurs de sainte Germaine (1896)
“ On ne discute pas des goûts; mais je préfère un ruisseau limpide à un égout sonore, qui roule les immondices de la civilisation, un coucher de soleil à toutes les féeries théâtrales, même un clair de lune à un candélabre de boulevard, fût-il illuminé de cinq becs d'électricité. ”
George Sand,
Le Poëme de Myrza
(1855)
“ Les autres tracent des plans, projettent des lignes au loin, et lancent des ponts sur l'abîme de l'inconnu. Ce sont les ingénieurs et les guides. Aux uns la force de l'esprit et de la volonté, aux autres la grandeur et l'élévation du génie. ”
M. Gustave Geffroy, Le Tour du monde
“ Vue du pont qui mène à Recouvrance, cette activité, qui dure tout le jour, a bien aussi sa beauté, comme le travail des champs et des bords de la mer ; mais cette beauté a quelque chose de dur et d’angoissant. ”
Eugène-Melchior de Vogüé,
À travers l’Exposition
“ Comme le régime des eaux détermine, dans chaque région d’un pays, le caractère et les productions du sol, ainsi les idées épanchées de quelques cerveaux donnent à chaque moment de l’histoire sa physionomie particulière. ”
Émile Malézieux, Travaux publics des États-Unis d'Amérique en 1870… (1873)
“ Voilà certes de grands avantages, auxquels il faut joindre l'espace et la lumière, la ventilation assurée sans courants d'air gênants, la liberté d'aller et venir, la faculté de changer de place, l'usage facile des lieux d'aisances, etc. ”
“ Celui qui s’assiéra sur l’objet où se sera assis l’homme qui a un flux, lavera ses vêtements, se baignera dans l’eau et sera impur jusqu’au soir. 7. Celui qui touchera la chair de celui qui a un flux lavera ses vêtements, se baignera dans l’eau et sera impur jusqu’au soir. 8. Si celui qui a un flux crache sur un homme pur, cet homme lavera ses vêtements, se baignera dans l’eau et sera impur jusqu’au soir. ”
Dictionnaire de théologie catholique
“ Maintenant quant aux raisons diverses de causalité, voici d’abord un exemple emprunté à Soto : le vent ouvre la fenêtre et pénètre par là. L’entrée du vent est la cause efficiente de l’ouverture de la fenêtre, et l’ouverture de la fenêtre est la cause dispositive de l’entrée du vent. Si vous considérez l’ordre de la cause efficiente, la fenêtre s’ouvre parce que l’air entre. ”
