Jean-Antoine At, Les fleurs de sainte Germaine (1896)
“ Ainsi le pain de saint Antoine et celui de sainte Germaine se mêleront sur la table du pauvre, dressée par la charité chrétienne au milieu des égoïsmes de la société moderne, dans ce siècle de progrès et de bien-être. Quand le luxe déploie partout ses audaces, quand le bruit des fêtes insensées devient assourdissant, on meurt encore sur le seuil des théâtres et sous le porche des palais, où l'orchestre bat la mesure des danses échevelées, sans grâce parce qu'elles sont sans modestie; on ramasse dans les carrefours et le long des champs les cadavres des victimes de la faim. ”
