Jean Laurent

Résumé

Jean Laurent Vie de Sainte Germaine Cousin (1868)

Vers 1579, à Pibrac, village peu considérable du diocèse de Toulouse, naquit Germaine Cousin que l'Eglise vient de proposer à notre culte.
Si pauvres, si inconnus vécurent ses parents, qu'on n'a pu savoir au juste leurs noms, lours habitudes, leur état. Lorsque le ciel veut glorifier un de ses enfants, il n'a que faire de la fortune, des honneurs, du génie, de la bravoure, des illustrations de famille, pour donner à l'obscure chaumière où il est né, où il a vécu, où il est mort, un éclat dont ne resplendiront jamais les plua magnifiques palais des rois.
Source : Gallica

Jean Laurent Vie de Sainte Germaine Cousin (1868)

Cependant l'amour pour Dieu n'existe pas sans l'amour du prochain ; et Germaine a compris ce grand précepte de Celui qui donne au monde son corps et son sang. Indigente, très indigente, elle ne cesse de montrer à tous les pauvres une bien tendre compassion; tant il est vrai qu'il n'est personne qui ne puisse secourir ses frères ; tant la charité, descendant de la croix dans un cœur, le rend ingénieux et riche !
Voyez la pieuse enfant se privant de son nécessaire, distribuant chaque jour aux mendiants qu'elle rencontre une portion du pain qu'on lui mesure pourtant avec rigueur.
Source : Gallica

Jean Laurent Vie de Sainte Germaine Cousin (1868)

Dieu changea une fois en bouquet de fleurs Jes morceaux de pain bis qu'elle portait dans son tablier. Ce miracle vous parait et est, en effet, très remarquable. Eh !
pourtant, mes chers amis, Dieu l'opère souvent, n'en doutez point, et il l'opérerait à l'égard de vous tous, si votre confiance en lui, votre piété, votre résignation, votre innocence, égalaient celles de Germaine.
Les pauvres sont les premiers amis de Dieu : aucune vertu ne reste sans récompense ; qui fait bien reçoit au centuple le salaire de son œuvre; heureux celui qui souffre, parce qu'il sera consolé.
Source : Gallica

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