“ Après la prédication de Jésus, c’est là l’œuvre divine du christianisme ; c’est là son second miracle ; miracle tiré vraiment des forces vives de l’humanité et de ce qu’il y a en elle de meilleur et de plus saint. ”
Miracle (christianisme)
Définition et enjeux
Citations sur “miracle (christianisme)”
Jean-Baptiste Chère, Panégyrique de Saint-Claude, confesseur… (1868)
“ D Mais, me demanderez-vous, pourquoi donc les miracles, si multipliés du temps de nos pères, deviennent-ils tous les jours plus rares parmi les hommes? Demandez plutôt, mes frères, pourquoi la foi a tant baissé dans certaines âmes, et comment, dans d'autres, elle est malheureusement éteinte. Le miracle, c'est Dieu se montrant et intervenant visiblement, en dehors de l'ordre des choses crées, pour aider ou récompenser la foi de ceux qui croient en lui. Il ne s'accorde qu'à la Foi : et, de son côté, la Foi seule demande des miracles à Dieu. ”
Claude François Houtteville, La religion chrétienne prouvée par les faits… (1722)
“ Si je voyois un miracle, je croirois. Qu'il convienne donc que nos Peres ont examiné ce qu'il approfondi- roit lui-même , s'il se trouvoit dans les mêmes circonstances qu'eux ; qu'il convienne que l'Univers a cru , parce que l'U nivers s'est informé , & que l'U nivers s'est informé , parce que les miracles de Jesus-Christ étoient publics , &: fà. ”
Jean-Marie Lambert, Le saint homme de Grasse : Clément Roux… (1911)
“ C'est là un miracle constant, toujours ancien et toujours nouveau; c'est là une vérité, qu'un chrétien, surtout à l'heure actuelle, doit avoir toujours devant les yeux, pour ne jamais faiblir dans sa foi. ”
Dictionnaire apologétique de la foi catholique
“ Nous avons fait allusion naguère à des miracles observés hors de l’Eglise catholique. L’hypothèse peut paraître troublante, et l’on se récriera : Quoi, le miracle n’est-il pas le sceau de la vérité divine ? D’où cet impérieux dilemme : ou les prétendus miracles observés hors de l’Eglise catholique ne sont pas de vrais miracles, ou l’Eglise n’a pas le monopole de la vérité divine. ”
Guy de Maupassant,
Œuvres complètes de Guy de Maupassant - volume 03
“ Un miracle s'est fait parmi nous, un vrai, un grand, un sublime miracle. Pendant que Jésus-Christ pénétrait pour la première fois dans le corps de ces petits, le Saint-Esprit, l'oiseau céleste, le souffle de Dieu, s'est abattu sur vous, s'est emparé de vous, vous a saisis, courbés comme des roseaux sous la brise. ”
Alfred Vacant, Eugène Mangenot, Émile Amann, Dictionnaire de théologie catholique
“ En passant, on peut voir à quoi sert le miracle dans la révélation et dans la foi. Certains catholiques, mécontents de l’apologétique traditionnelle, ne le voient pas, ou bien s’imaginent que le miracle sert uniquement à abattre l’homme devant la puissance de Dieu, ou à étonner, à attirer les regards distraits, à la manière d’un prédicateur qui a le tort de frapper du poing sur la chaire pour forcer l’attention. Une comparaison meilleure, et traditionnelle celle-là, c’est que le miracle est comme la signature ou le cachet divin au bas de la page inspirée. ”
Alexandre Dupré, Observations sur l'"Histoire de Blois"…
“ Pourquoi le récit d'un miracle serait-il peu croyable"!. Ce doute systématique manque de solidité. Repousser en principe et d'une manière absolue tout fait merveilleux, c'est méconnaître la puissance de Dieu et les mérites des Saints. ”
Augustin d’Hippone,
La Cité de Dieu
“ Que plusieurs miracles aient été opérés pour assurer ce grand et salutaire miracle par lequel Jésus-Christ est ressuscité et monté au ciel avec son corps, c’est ce que l’on ne peut nier. En effet, ils sont consignés dans les livres sacrés qui déposent tout ensemble et de la réalité de ces miracles et de la foi qu’ils devaient fonder. ”
Louis Ducros, Les Encyclopédistes
“ Cette théorie a fait place enfin, au dix-neuvième siècle, à une interprétation moins humiliante pour la nature humaine : le miracle, qui n’est pas toujours, il s’en faut, accompli de plein gré par le fondateur d’une religion, mais qui lui est bien souvent imposé par la foi impérieuse de ses disciples, est l’œuvre commune de celui qui le fait et de celui qui y croit — et qui l’exige pour mieux croire. ”
Auguste Rivet, De l'apparition de la Vierge sur la montagne de la Salette… (1857)
“ « Dieu accorde des miracles à une foi vive, dit-on, quoiqu'elle puisse être erronée dans son objet immédiat, au moins en partie. »-Cependant on a toujours regardé un miracle comme une preuve directe en faveur de la vérité et comme le fondement d'une croyance. ”
Dictionnaire de théologie catholique
“ En vertu du symbole des apôtns, la réalité du miracle de la résurrection de JéSUS-Çhrist et de son ascension était déjà au catalogue des vérités de foi catholique. Mais notre canon ne se prononce sur aucun récit particulier. Il se contente de frapper les rationalistes qui nient la possibilité des miracles, et les traitent tous de fables et de mythes, même ceux qui sont racontés dans la Bible. Il définit donc, en général, qu’il y a, dans la Bible, des récits véridiques de miracles. Voilà ce qui est de foi. ”
Jean-Irénée Depéry,
Histoire hagiologique du diocèse de Gap…
(1852)
“ Dieu, par de nombreux prodiges, faisait éclater la sainteté de son serviteur, et rendait, chaque jour, moins difficiles et moins rares ces retours de l'erreur à la vérité de l'Evangile. Bien des gens aujourd'hui sourient au récit d'un miracle; esprits forts, ils plaignent la foi candide de nos pères qui reconnaissaient encore à Dieu la puissance d'bpérer des merveilles. Nous n'écrivons pas pour ces hommes, chrétiens de nom seulement, qui ne peuvent ou ne veulent croire qu'à l'évidence de leurs yeux. ”
A. Ollivier, Chefs-d'oeuvre d'éloquence sacrée… (1867)
“ Tout cela, encore un fois, parce que Jésus-Christ avait marqué la résurrection de son corps comme le caractère distinctif de sa divinité. Mais pourquoi choisissait-il celui-là préférablement à tous les autres? ah! chrétiens, en pouvait-il choisir un plus éclatant et plus sensible que de se ressusciter lui-même? Le miracle, dit saint Augustin, est pour les créatures intelligentes, le langage et la voix de Dieu ; et le plus grand de tous les miracles, est la résurrection d'un mort ”
Dictionnaire de théologie catholique
“ Il est destiné à traduire une intention particulière de Dieu, à manifester aux hommes une vérité d’un ordre supérieur. Bien loin de constituer une difficulté contre la sagesse divine, il en est bien plutôt une éclatante manifestation. Rappelons-nous que la possibilité du miracle s’entend d’une possibilité non seulement physique, mais encore morale. Ce qu’on a dit de la finalité du miracle suffit à le démontrer. ”
Jean-Pierre-Albert Cirot de La Ville, Histoire de saint Gérard : fondateur et abbé de La Grande-Sauve… (1868)
“ On trouvera aussi dans ce livre des miracles et des extases. Pourquoi non? N'est-il pas salutaire à tous de voir Dieu puissant et bon jusqu'à soumettre à l'homme une nature faite pour lui ? Qui est sûr de n'avoir pas besoin d'un miracle ? Qui n'a pas le droit de se soulever de terre et d'aller de son cœur à son Père et à sa patrie célestes? ”
“ Le miracle remplit le but de la religion d’une manière populaire, sensible ; en lui la domination de l’homme sur la nature, sa divinité, deviennent une vérité palpable. Dieu fait des miracles, mais à la prière de l’homme et sinon à une prière expresse, du moins dans le sens de ses vœux les plus secrets, les plus intimes. ”
Grigorii Petrovitch Chouvalov, Ma conversion et ma vocation (3e édition précédée d'une introduction… (1901)
“ Oh! si nous pouvions, par une méditation fréquente de vos mystères, rendre à l'âme son existence spirituelle, son existence normale, nous comprendrions en quelque sorte que le surnaturel pénètre et enveloppe pour ainsi dire tout l'ordre de la nature. Pour le chrétien, le miracle n'est vraiment pas étonnant; il le ravit et l'enchante, bien loin de le troubler ; tandis que le matérialiste, à la vue d'un miracle, s'étonne, se révolte, et n'a d'autre ressource que la négation d'un fait évident, ou bien une explication puérile qui, de son propre aveu, le laisse dans un doute désolant. ”
Isidore Mullois, Cours d'éloquence sacrée populaire… (1853-1860)
“ Ce que nous voyons est l'œuvre de Dieu, et c'est un miracle. Le miracle est pour l'homme la plus haute manifestation de l'action divine. Quand on le rencontre, on ne peut s'empêcher de s'écrier avec un respect mêlé de crainte : Dieu est là, il agit. ”
Marc de L'Hermite, L'esprit de saint Martin, d'après les récits de Sulpice Sévère… (1876)
“ Le miracle, en effet, est un acte de la puissance divine, supérieur aux lois de la nature; tantôt Dieu l'exerce luimême; tantôt il en accorde la dispensation à certaines âmes d'élite, soit pour donner à leur mission une autorité plus grande, soit pour ramener à la foi des esprits incertains ou hostiles. ”
Auguste Aubert, Mois de Marie de Notre-Dame-d'Espérance de Pontmain (1877)
“ Dèsqu'un se dit l'envoyé de Dieu, et quen même temps, pour le prouver, il guérit par sa seule parole les malades et ressuscite les morts, on doit ajouter foi à ses discours : la Divinité les confirme par sa puissance ; ne pas le croire, c'est résister à la voix de Dieu, qui se déclare par le miracle. ”
Joseph O'Dru, Un saint au XIXe siècle, ou le Curé d'Ars… (1859)
“ Il ne nous appartient pas d'affirmer que ce sont des miracles : l'Eglise seule en a le droit et le pouvoir infaillible. Si l'on ne veut que l'expression de notre propre sentiment , nous dirons en deux mots : ce serait pour nous un miracle qu'il ne fit, pas de miracles, tant parce que sa vie fut toujours un prodige de sainteté et' d'innocence, que parce que sa continuation depuis tant d'années et à cet âge, au milieu de si effrayantes austérités, nous semble déjà un miracle permanent. ”
Ernest Renan,
L’Avenir de la science
“ C’est chose merveilleuse comme chaque nation se reflète naïvement dans la physionomie de ses miracles. Comparez le miracle des Hébreux grave, sévère, sans variété comme Jehova ; le miracle évangélique bienfaisant et moral, le miracle talmudique dégoûtant de vulgarité, le miracle byzantin terne et sans poésie, le miracle du moyen âge gracieux et sentimental ”
Sully Prudhomme,
La vraie religion selon Pascal…
(1905)
“ Les miracles accomplis par celui qui possède la puissance de Dieu , sont , par rapport à celui qui les opère , de simples œuvres . Dans le Nouveau Testament et surtout dans le quatrième Évangile , les miracles de Jésus-Christ sont fréquemment appelés des œuvres . En hébreu , dans l' Ancien Testament , le vocabulaire fournit de quoi spécifier soit l' élément physique , soit l' élément moral ( le prodige ou le signe ) selon que l' un ou l' autre est plus spécialement visé dans le miracle . ”
Louis Bourdaloue,
Chefs-d'oeuvre oratoires de Fléchier…
(1853)
“ Miracle qui surpasse, sans contredit, tous les autres miracles; miracle qui présuppose nécessairement tous les autres miracles; miracle qui, dans l'ordre des desseins de Dieu, justifie tous les autres miracles. Et par une triste conséquence, mais inévitable, miracle qui nous rend dignes de tous les châtiments de Dieu, s'il ne sert pas à notre propre instruction et à notre conversion. ”
A. Michel., Dictionnaire de théologie catholique
“ Pour comprendre le miracle — non pas seulement pour le voir, mais pour saisir son essence totale, matière et forme à la fois — il faut voir en même temps sa signification interne, essentielle et réelle, car le miracle est un signe. ”
Dictionnaire de théologie catholique
“ C’est en ce sens que Léon XIII, dans son encyclique Salis cognxtv/m du 29 juin 1896, indique l’affirmation de Jésus-Christ sur la nature de l’Eglise comme la preuve principale de la vérité révélée. 2. Les miracles, accomplis en faveur de l’Église catholique et dûment contrôlés, prouvent authentiquement sa divinité, puisque tout miracle est un témoignage infaillible donné par Dieu lui-même. ”
Anonyme, Doutes sur la religion
“ Comment une religion qui révolte les sens a-t-elle pu se répandre si prodigieusement sans un miracle ? Plus une religion fera merveilleuse plus elle aura d’empire & d’attrait. Les Apôtres commencerent par garder des mesures avec le Judaïsme ; Jésus-Christ avoit dit non veni solvere sed adimplere. ”
Joseph Gaume,
L'évangélisation apostolique du globe…
(1879)
“ La foi repose sur les miracles. Faire briller de tout leur éclat, aux yeux du monde actuel, les miracles, bases inébranlables de la foi, afin de leur donner toute leur force défensive et offensive : n'est-ce pas, nous le demandons, le service le plus grand et le mieux justifié qu'on puisse rendre, à ce qui reste encore sur la terre de catholiques et d'hommes sérieusement préoccupés de l'avenir ? Parmi les nombreux miracles dont resplendit le christianisme, il en est deux, toujours anciens et toujours nouveaux, qui par leur éclat dominent tous les autres. ”
Dictionnaire de théologie catholique
“ Le miracle est-il nécessairement un fait sensible ? Les théologiens postérieurs au concile du Vatican, considérant dans le miracle le signe de la crédibilité de la révélation, font entrer dans sa notion le caractère de fait sensible. Cf. C. J. Callan, The nature and possibility of miracles, dans The irish theological Quarterlꝟ. 1910, p. 477, 481 ; L. de Grandmaison, Les signes divins et le miracle, dans Recherches de science religieuse, 1914, p. 115, et Dict. apologétique, art. Jésus-Christ, t. ii, col. 1412 ; A. de Poulpiquet, L’objet intégral de l’apologétique, p. 92 ”
Jacques Bénigne Bossuet,
Discours sur l’Histoire universelle
(1870)
“ Mais le miracle des miracles, si je puis parler de la sorte, c'est qu'avec la foi des mystères, les vertus les plus éminentes et les pratiques les plus pénibles se sont répandues par toute la terre. Les disciples de Jésus-Christ l'ont suivi dans les voies les plus difficiles. Souffrir tout pour la vérité, a été parmi ses enfants un exercice ordinaire; et, pour imiter leur Sauveur, ils ont couru aux tourments avec plus d'ardeur que les autres n'ont fait aux délices. ”
Georges de Pascal, Mgr Gay, évêque d'Anthédon, auxiliaire du cardinal Pie… (1910)
“ Enfin, pour ce qui est de son caractère miraculeux, je ne pense pas que ceux-là mêmes qui nient les miracles puissent ne pas reconnaître cette prétention qu'à tort ou à raison le christianisme a d'être fondé sur des miracles. L'Évangile en est plein. Qu'on admette ou non ces faits extraordinaires, il n'en est pas moins hors de doute que le catholicisme se présente avec eux ”
Eugène Duplessy, Notre-Dame de Lorette, le quartier… (1894)
“ Tout d'abord, c'est beaucoup plus par ses prodiges que par sa parole que Jésus a fait pénétrer la foi dans les âmes: le miracle est par excellence l'argument indiscutable. De plus, la guérison des sourds et des aveugles n'est-elle pas l'image de l'effet produit dans l'âme qui reçoit la foi ? N'était-elle pas auparavant sourde et muette ? EL n'est-ce pas avec cette double infirmité que la représentent les prophètes ? Lisez, plutôt les deux inscriptions qui forment médaillon à gauche et à droite du pendentif. ”
Donatien Alphonse François de Sade,
Aline et Valcour
“ Un miracle est, selon lui, un effet de la toute-puissance de dieu qui déroge à cet égard aux loix générales qu’il a établies. — Peut-on prêter de pareils sentimens à l’Être-Suprême ? S’il a besoin de déroger à ses premières opérations pour se faire croire par l’homme, il convient donc que ce qu’il avait fait avant, n’avait pas assez de puissance pour mériter notre foi ? ”
Jean le Rond d’Alembert,
L’Encyclopédie, 1re éd.
“ On pourroit encore définir le miracle proprement dit, un effet extraordinaire & merveilleux, qui est au-dessus des forces de la nature, & que Dieu opere pour manifester sa puissance & sa gloire, ou pour autoriser la mission de quelqu’un qu’il envoye. ”
Augusto Vera,
Strauss, l'ancienne et la nouvelle foi
(1873)
“ En partant de ce point de vue nous disons aux sceptiques que, lors même que la religion ne pourrait se passer du miracle, il faut l'admettre , parcequ'à côté et au-dessus du miracle il y a une autre raison, une autre nécessité qui fait qu'on doit l'admettre. Et à ceux qui fondent la religion sur Je mystère et le miracle nous disons que la religion a un autre et plus haut fondement que le mystère et le miracle, et qu'en admettant même la possibilité du miracle ce n'est pas le miracle qui fait la nécessité et la vérité de la religion. ”
Sully Prudhomme,
La vraie religion selon Pascal…
(1905)
“ Jésus-Christ et les apôtres . » « Il ne suffit pas qu' un fait soit merveilleux , extraordinaire et sans explication possible , pour être qualifié de miracle . La création , acte de puissance s' il en fut , n' est jamais appelée miracle dans les Écritures . » « Un miracle divin est toujours une intervention de Dieu dans quelque fait extérieur de la nature ou de l' histoire . – Il n' y a point de miracle seulement de l' ordre moral , de miracles spirituels . La conversion , par exemple , n' est jamais appelée un miracle . » ”
Irénée de Lyon,
Les Pères de l’Église
“ Si l’Église opère des miracles, ce n’est point par l’invocation des anges, par la vertu des enchantements, ou par quelque charme propre à tromper la curiosité des hommes ; mais ce qu’elle fait elle le fait de bonne foi, en esprit de pureté, à la vue de tous, par la vertu des prières qu’elle adresse à Dieu, et du nom du Christ qu’elle invoque ”
Filaret Moskovskij, Choix de sermons et discours de S. Ém… (1866)
“ Je conviens, si l'on veut, avec ces raisonneurs, que les miracles sont employés par Dieu comme un moyen pour répandre et fortifier la foi. Mais qu'il faille conclure de là que les miracles ne sont plus nécessaires de notre temps, je le donne à juger aux gens impartiaux. ”
