Résumé

Joseph O'Dru Un saint au XIXe siècle, ou le Curé d'Ars… (1859)

On ne devrait pas oublier pourtant qu'au-dessus de la science est la vertu ; au-dessus des secrets de la nature, les mystères du ciel ; au-dessus de la puissance de l'homme, la puissance de Dieu ; et que par la vertu le saint fait violence au ciel, comme par l'étude le savant arrache à la nature le secret de ses forces. L'innocence, dit Bossuet, a un droit acquis sur tous les biens de son Créateur. Dieu fait, quand il lui plait, éclater sa puissance et sa bonté par l'entremise de ses fidèles serviteurs, et il est toujours avec son Eglise.
Source : Gallica

Joseph O'Dru Un saint au XIXe siècle, ou le Curé d'Ars… (1859)

Ces paroles imprudentes firent sur sa mère une impression qui ne s'effaça plus. Continuellement partagée entre la crainte et l'espérance, elle eut pour cet enfant une sollicitude particulière. Sachant que la première direction exerce le plus souvent sur toute la vie une influence décisive, elle n'oublia rien pour façonner au bien cette jeune âme et lui inspirer l'amour de la vertu. Aussi quand, dès l'âge le plus tendre, elle vit les pieuses dispositions de son fils, elle répétait avec amour : Ce sera donc un grand saint que notre petit Jean-Marie.
Source : Gallica

Joseph O'Dru Un saint au XIXe siècle, ou le Curé d'Ars… (1859)

Le saint a vaincu ces penchants : son âme est la candeur même ; son œil, le miroir de la vérité; son cœur, le temple de la sincérité; sa voix, l'écho de la droiture. 11 s'est fait le serviteur de tous et dispense
tout aux pauvres; se condamne aux plus extrêmes rigueurs de la mortification ; est parvenu aux plus sublimes degrés de la patience; est descendu aux derniers abîmes de l'humilité, n'ayant en vue que le service et la gloire de Dieu ; en sorte que celui qui passerait une seule de ses journées serait déjà un grand saint.
Source : Gallica

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