Résumé

Alfred Monnin M. le Curé d'Ars, sa mort et ses funérailles… (1859)

On se perd, on s'enfonce, on se noie, on s'abîme dans cet océan de magnificence, de délices, de gloire où voilà votre saint enlevé, emporté pour une éternité tout entière. Oh! comme le pauvre Curé d'Ars eût été attrapé, en effet, s'il n'y avait point eu de paradis!. S'il n'avait vu en sortant des ombres d'ici-bas, ni la gloire de Dieu, ni le sourire de Marie, ni le rosaire de saint Dominique, ni le Thabor de Jésus-Christ, ni la tiare sanglante du patron de son Eglise, ni le gril de saint Laurent, ni la jeune et aimable Sainte. Pauvre Curé, pauvre saint homme!
Source : Gallica

Alfred Monnin M. le Curé d'Ars, sa mort et ses funérailles… (1859)

Mon allocution serait finie, chers jeunes gens, si je n'avais assisté avant-hier à une touchante cérémonie, si je ne paraissais au milieu de vous tout embaumé des derniers souvenirs de notre cher et saint curé d'Ars. Oh! quelle mort, mais aussi quelle vie! quelles émouvantes obsèques! Ce prêtre, ce pauvre curé de campagne, qui sera l'éternel honneur de notre diocèse, connaissait beaucoup mieux la science de bien faire que l'art de bien dire; et toutefois sa vie si pure, si admirablement sainte, donnait à sa parole un reflet, une influence, une grâce qui touchait les plus indifférents.
Source : Gallica

Alfred Monnin M. le Curé d'Ars, sa mort et ses funérailles… (1859)

J'étais loin de m'attendre, mes chers amis, à l'apothéose que vous venez de célébrer avec larmes, triomphe, allégresse et douleur.
Mon Dieu !. quel spectacle magnifique vous avez vu par les yeux de la foi!. quand ce saint homme, déjà si grand par sa vertu ici-bas, s'est trouvé élevé au niveau de toutes les pompes de l'éternité!. Vraiment, il n'y a plus ni paroles pour rendre les pensées, ni pensées pour servir d'expression aux sentiments dont le cœur est pénétré. Vous avez perdu beaucoup, mais beaucoup aussi vous avez gagné.
Source : Gallica

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