Alfred Monnin

Élements biographiques

Alfred Monnin,  Le Curé d'Ars, vie de M. Jean-Baptiste-Marie Vianney… (1864)

“ Le saint Curé disait qu'il n'avait jamais tant souffert. Ce fut dans ce moment qu'il promit au bon Dieu, s'il sortait de cette terrible passe, de ne plus jamais se plaindre, quoi qu'il lui arrivât. « J'ai bien à peu près tenu parole, » ajoutait il avec une charmante simplicité.
Le Curé d'Ars aimait à parler de son séjour aux Noës. Le souvenir est le parfum de l'âme; c'est la partie la plus suave, la plus délicate du cœur qui se détache, pour embrasser, à une époque déjà lointaine, les êtres que nous y avons rencontrés et qui nous ont aimé ; c'est une seconde vie dans la vie.
”
Source : Gallica

Alfred Monnin,  M. le Curé d'Ars, sa mort et ses funérailles… (1859)

“ On se perd, on s'enfonce, on se noie, on s'abîme dans cet océan de magnificence, de délices, de gloire où voilà votre saint enlevé, emporté pour une éternité tout entière. Oh! comme le pauvre Curé d'Ars eût été attrapé, en effet, s'il n'y avait point eu de paradis!. S'il n'avait vu en sortant des ombres d'ici-bas, ni la gloire de Dieu, ni le sourire de Marie, ni le rosaire de saint Dominique, ni le Thabor de Jésus-Christ, ni la tiare sanglante du patron de son Eglise, ni le gril de saint Laurent, ni la jeune et aimable Sainte. Pauvre Curé, pauvre saint homme! ”
Source : Gallica

Alfred Monnin,  Le Curé d'Ars, vie de M. Jean-Baptiste-Marie Vianney… (1864)

“ Il appelait la sainte communion un bain d'amour. « Quand on a communié, l'âme se roule « dans le baume de l'amour, comme l'abeille dans « les fleurs. »
Le Curé d'Ars aimait à raconter le trait de saint Jean de la Croix et de sainte Térèse. Quand ils s'entretenaient ensemble des joies de la communion, ramour de Notre-Seigneur, allant de l'un à rautre, faisait fondre leur cœur au point que saint Jean de la Croix tombait d'un côté et sainte Térèse de l'autre, noyés dans le baume de l'amour. »
”
Source : Gallica

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