Curé d'Ars

Définition et enjeux

Alfred Monnin Le Curé d'Ars, vie de M. Jean-Baptiste-Marie Vianney… (1864)

Le saint Curé disait qu'il n'avait jamais tant souffert. Ce fut dans ce moment qu'il promit au bon Dieu, s'il sortait de cette terrible passe, de ne plus jamais se plaindre, quoi qu'il lui arrivât. « J'ai bien à peu près tenu parole, » ajoutait il avec une charmante simplicité.
Le Curé d'Ars aimait à parler de son séjour aux Noës. Le souvenir est le parfum de l'âme; c'est la partie la plus suave, la plus délicate du cœur qui se détache, pour embrasser, à une époque déjà lointaine, les êtres que nous y avons rencontrés et qui nous ont aimé ; c'est une seconde vie dans la vie.
Source : Gallica

J.-H. Olivier Le tombeau glorieux du serviteur de Dieu Jean-Marie-Baptiste Vianney… (1872)

Tel est le touchant souvenir qui presse continuellement le cœur de la bonne comtesse. Pour elle, le saint Curé d'Ars est un tendre père qui a enfanté un époux chéri à la grâce, un précieux ami qui est venu au-devant de lui à l'heure suprême, et l'a introduit miséricordieusement dans le lieu du rafraîchissement et de la gloire.
Source : Gallica

Alfred Monnin Le Curé d'Ars, vie de M. Jean-Baptiste-Marie Vianney… (1864)

Les premiers qui vinrent à Ars furent des âmes d'élite, avides d'une direction plus haute et plus ferme, des âmes troublées cherchant le repos de la conscience, mais surtout des pauvres espérant recueillir une part dans les aumônes du saint Curé, et des malades en réclamant une autre dans ses prières. On commença à se dire dans le voisinage combien le Curé d'Ars était doux envers les coupables, patient envers les scrupuleux, indulgent envers les faibles, compatissant envers les malheureux, secourable envers tous. Les pécheurs venaient trouver ce bon prêtre, qui les accueillait en pleurant
Source : Gallica

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