Résumé

Joseph Régnier Deux visites de Nancy à M. le curé d'Ars (1859)

J'employais ma traversée de la Saône à écrire ce que j'avais à conter à M. le curé d'Ars, lorsque je remarquai parmi les passagers un pauvre prêtre fort modeste, qui, les yeux baissés, se promenait solitaire, et me semblait l'objet des lazzis de deux sots (il y en a partout) . Si le prêtre eût voulu se fâcher, il eût mis les rieurs de son côté, car il était de taille à leur administrer une vigoureuse leçon. Mais, disciple de Celui qui reçut les affronts sans jamais rendre autre chose qu'un bienfait ou une vérité, il attendait que ces jeunes gens mal élevés eussent digéré leur déjeuner.
Source : Gallica

Joseph Régnier Deux visites de Nancy à M. le curé d'Ars (1859)

Je revins à Lyon avec des ailes, à ce que je crois, tant je me sentais léger, et tant j'éprouvais la vérité de ce mot si souvent et si vainement répété aux pécheurs paresseux ou encroûtés « qu'une bonne confession réjouit le corps et l'âme. »
Seize ans se passent ; et deux personnes, une dame et sa gouvernante, à qui j'avais raconté mon voyage et mon désir de le recommencer, veulent être de la partie. L'une, la maîtresse, veut simplement consulter le saint homme et prétend bien, dit-elle, ne pas se confesser, puisqu'elle s'est acquittée de cette obligation quelques jours auparavant.
Source : Gallica

Joseph Régnier Deux visites de Nancy à M. le curé d'Ars (1859)

Il y a mille confesseurs, et il n'y en a qu'un : il s'appelle le curé d'Ars. Qu'est-ce, me direz-vous, qu'Ars et son curé? Un petit village ignoré, dans le département de l'Ain, et un pauvre curé, plus pauvre que les pauvres à qui il donne tout ; enfin, ce qu'il y a de plus humble au monde, et de plus chétif en fait d'apparences humaines.
Source : Gallica

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