Résumé

Le curé d'Ars : sa vie, sa mort… (1860)

Montrez-moi l'église d'un village, disait quelqu'un, et je vous dirai ce que valent les habitants. La manière dont la maison de Dieu est tenue et ornée peut, en effet, en général, fournir la mesure de la moralité d'un peuple. Tout manquait dans l'église d'Ars ; le pieux curé fit un chaleureux appel à la générosité de ses paroissiens : ils y répondirent dignement. Heureux le pasteur dont le zèle est secondé, heureux surtout si Dieu lui envoie une de ces familles qui comprennent selon l'Evangile l'emploi de leur fortune, et qui savent soutenir l'honneur d'un grand nom par de nobles habitudes.
Source : Gallica

Le curé d'Ars : sa vie, sa mort… (1860)

Le plus bel ordre régnait d'ordinaire parmi cette multitude. Les simples curieux et même les incrédules subissaient l'influence de la sainteté qu'on respirait en ce lieu. L'arrivée de chaque personne déterminait son rang ; mais il y avait les privilégiés ; c'était souvent les plus grands pécheurs ; quelquefois le curé les distinguait au milieu de l'affluence et les appelait lui-même. Cette invitation imprévue a été pour plusieurs un coup de foudre de la grâce, et conduits à Ars par des pensées indifférentes ou hostiles, ils s'en retournaient fervents et convertis.
Source : Gallica

Le curé d'Ars : sa vie, sa mort… (1860)

La Providence a voulu que pendant vingt-cinq ans les populations du dix-neuvième siècle , si amoureuses de toutes les vanités, vinssent à Ars rendre hommage à l'humilité et à la simplicité. Pendant que les beaux esprits de nos jours s'évertuaient contre la confession et ses influences , le peuple leur répondait en allant à Ars vénérer un confesseur. Le caractère de confesseur dominait aux yeux des pèlerins tous les autres mérites du curé d'Ars. C'était bien à un confesseur que voulait avoir affaire cette multitude arrivant de tous les points de l'horizon.
Source : Gallica

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