Joseph Chantrel, Le curé d'Ars : notice biographique sur J.-B.-M. Viannay… (1859)
“ On se demande comment, au milieu de tant d'honneurs, de tant de marques d'estime et de vénération, le saint curé d'Ars put conserver l'humilité. L'orgueil n'avait pas d'accès dans ce cœur pur qui rapportait tout à Dieu, et qui, plein d'adoration devant la perfection divine-, ne voyait en lui que d'innombrables défauts et un misérable néant. Un jour, comme un prêtre de ses amis lui demandait s'il ne craignait pas de succomber à l'orgueil, il fit cette réponse: « Ah! je crains bien plutôt de me perdre et de succomber au désespoir. » ”
