Résumé

X.-M. B*** Vie intime de J.-M. Vianney, curé d'Ars… (1866)

« Quel cri de joie quand l'âme viendra s'unir à son corps glorifié, à ce corps qui ne sera plus pour elle un instrument de péché ni une cause de souffrances. Elle se roulera dans le baume de l'amour, comme l'abeille se roule dans les fleurs.
Voilà l'âme embaumée pour l'éternité !. »
» On voit que le curé d'Ars était poète sans s'en douter, poète dans la plus haute et la plus sincère acception du mot; c'est-à-dire que, doué excellemment de la faculté de
sentir, son cœur s'ouvrait pour laisser échapper la note juste et l'accent vrai.
Source : Gallica

X.-M. B*** Vie intime de J.-M. Vianney, curé d'Ars… (1866)

M. Vianney mêlait à ses discours d'heureuses réminiscences de sa vie de berger.
« Il faudrait faire comme les bergers qui sont en champ pendant l'hiver, — la vie est bien un long hiver ! — ils font du feu ; mais de temps en temps ils courent ramasser du bois de tous les côtés pour l'entretenir. Si nous savions , comme les bergers, toujours entretenir le feu de l'amour de Dieu dans notre cœur par des prières et des bonnes œuvres, il ne s'éteindrait pas. »
« Quand vous n'avez pas l'amour de Dieu, vous êtes bien pauvres. Vous êtes comme un arbre sans fleurs et sans fruits. »
Source : Gallica

X.-M. B*** Vie intime de J.-M. Vianney, curé d'Ars… (1866)

Ce qui caractérise l'âme, le regard, était en M. Vianney je ne sais quel éclair d'un feu surnaturel qui variait d'intensité et d'expression. Ce regard se dilatait et dardait des étincelles quand le saint curé parlait de l'amour de Dieu; il se voilait d'un nuage de larmes, quand c'était du péché; il était tour à tour perçant et doux, terrible et caressant, naïf et profond. C'était un foyer de tendresse et de miséricorde, quand il se lixait sur quelqu'un. Il avait alors cette puissance mystérieuse et cette candeur attractive
que le Seigneur accorde à ceux qui lèvent souvent leurs yeux vers lui.
Source : Gallica

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