Alfred Monnin, Le Curé d'Ars, vie de M. Jean-Baptiste-Marie Vianney… (1864)
“ Le saint Curé disait qu'il n'avait jamais tant souffert. Ce fut dans ce moment qu'il promit au bon Dieu, s'il sortait de cette terrible passe, de ne plus jamais se plaindre, quoi qu'il lui arrivât. « J'ai bien à peu près tenu parole, » ajoutait il avec une charmante simplicité. Le Curé d'Ars aimait à parler de son séjour aux Noës. Le souvenir est le parfum de l'âme; c'est la partie la plus suave, la plus délicate du cœur qui se détache, pour embrasser, à une époque déjà lointaine, les êtres que nous y avons rencontrés et qui nous ont aimé ; c'est une seconde vie dans la vie. ”
