Résumé

Alfred Monnin Le Curé d'Ars, vie de M. Jean-Baptiste-Marie Vianney… (1864)

Le saint Curé disait qu'il n'avait jamais tant souffert. Ce fut dans ce moment qu'il promit au bon Dieu, s'il sortait de cette terrible passe, de ne plus jamais se plaindre, quoi qu'il lui arrivât. « J'ai bien à peu près tenu parole, » ajoutait il avec une charmante simplicité.
Le Curé d'Ars aimait à parler de son séjour aux Noës. Le souvenir est le parfum de l'âme; c'est la partie la plus suave, la plus délicate du cœur qui se détache, pour embrasser, à une époque déjà lointaine, les êtres que nous y avons rencontrés et qui nous ont aimé ; c'est une seconde vie dans la vie.
Source : Gallica

Alfred Monnin Le Curé d'Ars, vie de M. Jean-Baptiste-Marie Vianney… (1864)

Il appelait la sainte communion un bain d'amour. « Quand on a communié, l'âme se roule « dans le baume de l'amour, comme l'abeille dans « les fleurs. »
Le Curé d'Ars aimait à raconter le trait de saint Jean de la Croix et de sainte Térèse. Quand ils s'entretenaient ensemble des joies de la communion, ramour de Notre-Seigneur, allant de l'un à rautre, faisait fondre leur cœur au point que saint Jean de la Croix tombait d'un côté et sainte Térèse de l'autre, noyés dans le baume de l'amour. »
Source : Gallica

Alfred Monnin Le Curé d'Ars, vie de M. Jean-Baptiste-Marie Vianney… (1864)

On ne suppose pas qu'il puisse y avoir chez les personnes vouées à Dieu une intelligence élevée, un cœur noble et généreux. Quelle singulière distraction ! comme si l'idéal de la beauté des sentiments humains ne se formait pas de leur lutte contre eux-mêmes, en présence du devoir qui les exalte et les domine ! Ce n'est pas tarir les sources que de les sanctifier. La sainteté ne déflore pas ce qu'elle touche, elle l'élève et le purifie. Elle ajoute aux heureuses dispositions qui sont en nous l'œuvre
de la nature, un surcroît de force et de sagesse qui est l'œuvre de l'Esprit-Saint.
Source : Gallica

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