Résumé

Vie du curé d'Ars . Par un ecclésiastique (1868)

Et pourtant, quand on va chez quelqu'un, on sait bien pourquoi on y va. Il y en a qui ont l'air de dire au bon Dieu : « Je m'en vas vous dire deux mots pour me débarrasser de vous. » Je pense souvent-que, lorsque nous venons adorer Notre-Seigneur, nous obtiendrions tout ce que nous voudrions, si nous le lui demandions avec une foi bien vive et un cœur bien pur. Mais voilà ! nous sommes sans foi, sans espérance, sans désir et sans amour Il y a deux cris dans l'homme: le cri de l'ange et le cri de la bête. Le cri de l'ange, c'est la prière ; le cri de la bête, c'est le péché.
Source : Gallica

Vie du curé d'Ars . Par un ecclésiastique (1868)

Le démon fait tout ce. qu'il peut pour salir notre âme, et cependant notre âme, c'est tout. Notre corps n'est qu'un tas de
pourriture : allez voir au cimetière ce qu'on aime quand on aime son corps. Comme je vous l'ai souvent dit, il n'y a rien de si vilain que l'âme impure. Il y avait une fois un saint qui avait demandé au bon Dieu de lui en montrer une : il vit cette pauvre âme comme une bête crevée qu'on a traînée pendant huit jours, au gros soleil, le long des rues. Rien qu'à voir une personne, on connaît si elle est bien pure.
Source : Gallica

Vie du curé d'Ars . Par un ecclésiastique (1868)

Notre âme, sous le pressoir de la croix, produit un jus qui la nourrit et la fortifie. Lorsque nous n'avons pas de croix, nous sommes arides : si nous les portons avec résignation, nous sentons une douceur, un bonheur, une suavité!. c'est le commencement du ciel. Le bon Dieu, la sainte Vierge, les anges et les saints nous environnent; ils sont à nos côtés et nous voient. Le passage du bon chrétien éprouvé par l'affliction à l'autre vie est comme celui d'une personne que l'on transporte sur un lit de roses. Les épines suent le baume et la croix transpire la douceur.
Source : Gallica

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