Lucrèce,
De la nature des choses
“ L’objet de son vouloir, l’image de son acte ? L’esprit sollicité, touche, éveille, contracte Instantanément, grâce à leurs étroits rapports, L’âme éparse en tout lieu dans la trame du corps ; L’âme aux membres transmet l’impulsion première ; Et la masse bientôt s’ébranle tout entière. Puis le corps, en marchant, se raréfie, et l’air, Toujours mobile, emplit les pores de la chair, Atteint dans les tissus la moindre molécule Et, largement versé, dans les veines circule. Ainsi, l’esprit et l’air sont la voile et le vent Qui font évoluer le corps, vaisseau vivant. ”
