Lebrun, Oeuvres de Malherbe : poésies et prose… (1845)
“ La Discorde dès lors avec toi détrônée Eût été pour toujours reléguée aux enfers ; Et l'altière Bellone, au repos condamnée, N'eût jamais exilé la Paix de l'univers. La Paix, l'aimable Paix, fait bénir son empire; Le bien de ses sujets fait son soin le plus cher : Et toi, fils de Junon, c'est elle qui t'inspire La fureur de régner par la flamme et le fer. Chaste Paix, c'est ainsi que le maître du monde Du fier Mars et de toi sait discerner le prix : Ton sceptre rend la terre en délices féconde; Le sien ne fait régner que les pleurs et les cris. ”
