Résumé

Lebrun Nouveau manuel complet du mouleur… (1850)

Si l'artiste moule quelqu'un qui vient d'expirer, l'humanité lui fait une loi d'observer les précautions pareilles à celles qu'il emploîrait pour mouler la nature vivante. Qu'il n'oublie point que la mort ne saurait être bien constatée que par la putréfaction, et qu'en bouchant avec du plâtre les voies de la respiration, il peut donner une mort véritable à l'individu chez lequel le flambeau de la vie n'est point tout-à-fait éteint.
Source : Gallica

Lebrun Nouveau manuel complet du mouleur… (1850)

Une simple réflexion fera comprendre combien il est important qu'il travaille avec soin, avec intelligence. Le sculpteur fait en terre molle le modèle qu'il doit ensuite répéter en marbre : dès-lors, il en anime les formes ; il leur imprime la grâce, la pureté que l'on admirera plus tard sur une matière plus durable. Mais il ne peut de suite travailler le marbre d'après ce modèle, car l'argile, en séchant, amaigrirait, altérerait ces formes gracieuses. Il confie son oeuvre au mouleur, pour que celui-ci fixe exactement la pureté, le moelleux de sou ouvrage.
Source : Gallica

Lebrun Nouveau manuel complet du mouleur… (1850)

Si le visage doit fournir l'empreinte, l'artiste fera bien sentir au modèle la nécessité de fenir scrupuleusement la bouche et les yeux fermés. Il l'avertira encore que le plâtre affaisse la chair, afin que certains modèles ne puissent rien avoir à lui reprocher. Quant aux gens qui se font mouler le visage dans l'intention davoir leur portrait très exact, il leur apprendra que la contrainte qu'ils éprouveront, les yeux fermés, la bouche souvent de travers, sont autant d'obstacles à la fidélité, à l'agrément de cette empreinte.
Source : Gallica

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