Résumé

Encyclopédie méthodique/Arts et métiers mécaniques (1789)

Le chef-d’œuvre est d’obligation à tout aspirant à la maîtrise, soit fils de maîtres, apprentis, ou maîtres de lettres.
Ce chef-d’œuvre consiste, pour la pâtisserie, en cinq plats, faits & cuits en un seul jour à la direction des jurés ; & pour l’oublayerie, en cinq cents de grandes oublayes ou oublies, trois cents de supplications, & deux cents d’étriers, qu’il peut faire un autre jour, mais dont il faut qu’il prépare la pâte lui-même.
Les fils de maîtres & les maîtres sans qualité ne font qu’une expérience.
Le chef-d’œuvre & l’expérience sont à la discrétion des jurés.
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Encyclopédie méthodique/Arts et métiers mécaniques (1789)

Tel est le fin du métier & le grand-œuvre en fait de cuisine.
Il faut de plus, qu’un bon cuisinier connoiste exactement les propriétés de tout ce qu’il emploie pour pouvoir corriger ou perfectionner les alimens que la nature nous présente tout bruts ; qu’il ait avec cela la tête faine, le goût sur, & le palais délicat, pour combiner habilement & les ingrédiens & les doses. L’assaissonnement est recueil des médiocres cuisiniers, & la partie de leur travail qui demande le plus d’attention.
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Encyclopédie méthodique/Arts et métiers mécaniques (1782)

Quand enfin l’on veut avoir de bons modèles, soit d’après nature, soit d’après les monumens, on fait mouler des parties séparées, un bras, une jambe, une main, un buste, &c. Ce sont des études toujours sûres, qu’on multiplie à son gré ; c’est le moyen de faire un beau choix.
C’est ainsi que l’art est parvenu à réunir tous les traits, toutes les proportions qui constituent essentiellement la beauté parfaite, mais que la nature, plus inégale, n’a peut-être jamais rassemblées dans le même individu.
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