Résumé

Lebrun Nouveau manuel complet du charcutier… (1866)

Qui ne sait de quelle ressource la viande de porc est dans les campagnes ? Tout est relatif alors que les légumes secs constituent en hiver toute la nourriture des paysans. Comme ils se trouvent heureux de pouvoir y ajouter aux bons
jours un morceau de lard ou une tranche de jambon ? Le cochon sert à la fois de nourriture fondamentale et d'assaisonnement à toute autre nourriture. Le riche lui doit le moelleux, la variété, le luxe même de ses mets; le pauvre, l'unique agrément de sa table : il n'est pas une seule partie du porc dont on ne tire parti.
Source : Gallica

Lebrun Nouveau manuel complet du charcutier… (1866)

Elle la rend fade, difficile à conserver, peu ou point salifiable; et lorsqu'elle est au plus haut degré, cette chair devient tellement décolorée, glaireuse, qu'il est impossible de la manger sans dégoût.
C'est une cachexie, mêlée d'affections vermineuses. Dès qu'elle s'annonce, le porc est triste, ses oreilles, sa queue s'abaissent, son œil est troublé, son museau est chaud, le battement de l'avant-cœur est pressé, et les soies se hérissent.
Source : Gallica

Lebrun Nouveau manuel complet du charcutier… (1866)

Il sort le soir des bois, et va chercher sa nourriture dans les champs, les jardins voisins, et surtout les vergers et les vignes; il est omnivore comme le porc, comme lui, il est friand de fruits, de glands et de céréales; il aime à se vautrer dans les mares : c'est, en termes de chasseur, prendre le souil. Il fouille la terre avec son boutoir plus profondément que le porc, car les trous (nommés boutis) qu'il fait servent à donner aux chasseurs la juste mesure de sa tête ; il la fouille toujours en ligne droite, et jamais, comme le cochon, de côté et d'autre.
Source : Gallica

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