Résumé

La cuisine pour tous : A. B. C. pratique à l'usage des ménagères (1881)

Il est certain que, si vous voulez, pour avoir un excellent potage, extraire tout le suc de la viande, il ne vous restera plus qu'un bouilli mou, insipide et d'une digestion difficile. Si au contraire vous voulez offrir un bouilli que vous puissiez diviser en belles tranches savoureuses, c'est en vain que par un caramel ou de l'oignon brûlé, vous donnerez à votre bouillon une belle couleur; il sera peu corsé et ne vous fournira qu'un potage médiocre.
Source : Gallica

La cuisine pour tous : A. B. C. pratique à l'usage des ménagères (1881)

Commencez la cuisson, en les mettant avec beurre, sel et muscade râpée ; ajoutez plus tard un morceau de beurre manié de farine, faites mijoter, ajoutez encore du sucre, un morceau d'écorce de citron, de la crème ou du lait et servez avec des croûtons frits piqués dans les épinards que vous moulez en dôme. Les gourmets n'y mettent absolument que du beurre et du sel (poivre et muscade selon le goût) ; on les fait réchauffer plusieurs jours de suite, en ajoutant libéralement du beurre et on arrive à avoir un plat délicieux.
Source : Gallica

La cuisine pour tous : A. B. C. pratique à l'usage des ménagères (1881)

On fait souvent blanchir des légumes pour en ôter l'ocrée. Il suffira, pour arriver au même résultat, de mettre dans l'eau où ils cuisent un morceau de mie de pain noué dans un linge fin. Retirez-le à moitié cuisson, il aura absorbé tout le mauvais goût que le légume aurait pu avoir.
Ouvrez un nouet qui a bouilli avec des haricots secs, vous sentirez une odeur très-désagréable.
Cuisson des rôtis. Brillat-Savarin a dit : on devient cuisinier, on naît rotisseur. Le fait est, que des cuisinières assez médiocres devinent, par une espèce d'instinct, le moment où une viande est cuite à point.
Source : Gallica

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