Résumé

Antoine Gogué La cuisine française (5e édition… (1876)

Enfin, ne serait-il pas complètement inutile d'enseigner à faire certains potages de cuisine princière, et que les princes se permettent à peine aujourd'hui, de vous donner la recette du potage à la purée de gibier, pour lequel il faut piler deux beaux faisans, ou douze cailles grasses, ou quatre perdreaux rouges rôtis à point?
N'est-ce pas un véritable meurtre et un contresens que de réduire en une purée, qui ne vaut peut-être pas une bonne purée de lentilles, ces excellents oiseaux, dont on peut savourer la chair de tant d'autres manières?
Source : Gallica

Antoine Gogué La cuisine française (5e édition… (1876)

Les grosses pièces de veau qui sont journellement servies sur nos tables, dit Antonin Carême, sont aussi saines qu'excellentes, et reçoivent de nous toute l'élégance caractéristique de la cuisine moderne. La cuisse de veau est la partie la plus essentielle dans notre travail ; celles qui sont ensuite recherchées pour le service de la table sont la longe, le carré, la noix, le quasi, les ris, les noisettes tirées des épaules, la langue, la cervelle, et les pieds pour les gelées. La chair du veau est gélatineuse, tout à la fois nourrissante et rafraîchissante, et de facile digestion.
Source : Gallica

Antoine Gogué La cuisine française (5e édition… (1876)

Du reste, il suffit d'avoir acquis un peu d'expérience pour savoir faire rôtir convenablement les viandes blanches; à cet égard, une cuisinière d'abord inexpérimentée, peut devenir, après quelques mois de pratique, aussi habile que le cuisinier qui a déjà vieilli dans l'exercice de sa profession. Mais il n'en est pas de même des viandes noires. Le vrai talent du rôtisseur se décèle dans la manière de bien cuire ces viandes, qui doivent conserver tout leur jus jusqu'au moment où elles paraissent sur la table, et se séparer sous le tranchant du couteau en morceaux tendres et succulents.
Source : Gallica

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