Résumé

Auguste Desrez Science du bien vivre, ou Monographie de la cuisine envisagée sous son aspect physique… (1845-1846)

Brillat-Savarin parle! tout prend un corps, une âme, un esprit, un visage: la cuisine s'émeut, l'office tressaille, la cave bondit, et la salle à manger ornée de fleurs, resplendissante de feux, retentit des cris de l'allégresse.
Brillat-Savarin parle! et l'estomac fatigué est rendu à l'économie de ses primitives fonctions; l'obésité cesse d'être une fatale infirmité; la langueur et le dépérissement font place à la santé et à la vigueur, et les préceptes de la physiologie du goût opèrent plus de cures que les prescriptions de la Faculté.
Source : Gallica

Auguste Desrez Science du bien vivre, ou Monographie de la cuisine envisagée sous son aspect physique… (1845-1846)

Le bien VIVRE ne consiste que dans la satisfaction des sens, subordonnée aux lois de la santé : il est dans le pot-au-feu du pauvre, dans la poule-au-pot de l'artisan, dans la table somptueuse du riche. Bien vivre, c'est céder d'abord aux besoins impérieux de l'appétit, dans les limites prescrites par l'hygiène ; c'est procéder, avec une sage lenteur, à cette satisfaction indispensable au maintien de la vie
Source : Gallica

Auguste Desrez Science du bien vivre, ou Monographie de la cuisine envisagée sous son aspect physique… (1845-1846)

Chaque jour est le signal d'un nouveau festin, et la variété comme le choix semblent affecter à l'envi de nouvelles formes.
Avec l'aisance qui n'est jamais inséparable du bon ton, une certaine liberté, qui semble tenir au sol provincial, donne aux plaisirs de la table le charme d'un aimable abandon; si la gaieté s'y pare de moins de finesse, si l'eprit y a moins de prétention aux recherches du goût, on s'y trouve tellement à l'aise, que le temps consacré à la durée du repas ne parait jamais trop long, quoiqu'il faille convenir que souvent on en étend considérablement les limites.
Source : Gallica

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