Alphonse Karr,
Revue des Deux Mondes
“ Je ne sais si Paul eût jamais osé saisir la main de Cornélie, mais quelqu’un entra au jardin. Cela lui donna du courage, car il ne redoutait au monde que Cornélie ; il s’empara de la main de Cornélie, la serra dans la sienne, où était passée son ame tout entière. Cornélie répondit par une légère pression. Et tous deux rentrèrent à la maison porter à la cuisine les fraises qu’ils avaient cueillies. — Il n’y en a guère, dit la servante ; je dirai au jardinier d’arroser les fraisiers ; il fait si chaud, la terre est desséchée. ”
