Résumé

Jules Girardin Le locataire des demoiselles Rocher (1888)

Tu fumeras ici, ou tu ne fumeras pas du tout.
— Je ne fumerai pas du tout, répondit gaiement le
lieutenant de vaisseau; c'est trop bête d'être l'esclave d'une méchante habitude. Je me rattraperai en m'en allant avec l'oncle. »
Il logeait, pour vingt-quatre heures, dans la maison de l'oncle Vincent.
« Mon capitaine, lui dis-je en rougissant, si vous vouliez me faire l'honneur de venir fumer dans ma chambre.
— Voilà ce que j'appelle une idée, répondit-il en se levant. J'accepte, monsieur Duclerc, j'accepte avec le plus grand plaisir, parce qu'au fond une habitude est une habitude. »
Source : Gallica

Jules Girardin Le locataire des demoiselles Rocher (1888)

M. Marvéjols le harponna avec le pèneton de sa grande clef, et le tendit à M. Adam, qui le remit sur ses jambes en le hissant par le collet de sa veste.
« Tu les ramasseras en revenant, lui dit M. Marvéjols.
Jeannette te les balayera dans un coin.
— Et s'il en manque? objecta Asmodée, en allongeant la lèvre inférieure, comme un petit enfant qui va pleurer.
— Va donc, va donc ! lui dit Jeannette avec bonté; je te promets qu'il ne t'en manquera pas un; tu sais que je ne t'attrape jamais, moi. — C'est vrai, » répondit Asmodée en la regardant avec un mélange de confiance et d'affection.
Source : Gallica

Jules Girardin Le locataire des demoiselles Rocher (1888)

« Docteur, il ment comme un arracheur de dents, s'écria Torquesne en riant; au fond, il n'est pas si brave qu'il en a l'air et il songe à suivre vos conseils; la preuve, c'est qu'il s'est commandé une tirelire.
— Pas possible ! dit le docteur en riant.
— Je ne crois guère aux médecins et à la médecine, reprit Marvéjols du même ton tranquille; mais je crois à la goutte et aux insomnies. J'ai comme une arrière-idée d'enrayer un peu, pour voir.
— Est-ce vrai? demanda le docteur en le regardant avec attention.
— Je crois que oui, » répondit Marvéjols.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature