Delphine de Girardin

Élements biographiques

Portrait de Delphine de Girardin Delphine de Girardin,  Œuvres complètes de Delphine de Girardin

“ Tout en elle était amour : il y avait de l’amour dans sa tristesse, dans son sourire, dans ses regards, dans ses cheveux ; et elle disait : « L’amour ne troublera jamais ma vie ! » et elle reniait son propre cœur. Oh ! que de gens voudraient avoir, pour dire : « Je vous aime ! » l’accent qu’elle trouva pour dire : « Je ne vous aime pas ! »
Et ce fut à son accent que Lionel répondit ; il perdit la tête :
— Ô Laurence, s’écria-t-il avec passion, que je vous aime, moi !
Et il la pressait sur son cœur, il couvrait de baisers ses cheveux, son front, ses yeux, ce visage si beau qu’il adorait...
”
Source : Wikisource

Portrait de Delphine de Girardin Delphine de Girardin,  La Croix de Berny (1845)

“ Cependant, cher Edgard, je me suis souvenu de notre promesse solennelle ; et comme vous n’étiez plus avec moi pour m’en délier, il m’a bien fallu remplir jusqu’au bout ma mission. Et puis, vous le dirai-je ? cette commisération humaine qui m’avait saisi, en face d’un cadavre, ne remontait pas complétement jusqu’à la femme criminelle. Je me sentais toujours au cœur un sentiment qui n’a pas de nom dans la langue des passions ; mélange de haine, d’amour, de jalousie, de mépris, de désespoir. Elle n’était pas morte, elle ! Un homme avait été immolé, comme une victime, à l’autel de cette déesse ”
Source : Wikisource

Portrait de Delphine de Girardin Delphine de Girardin,  Lettres parisiennes

“ Au printemps, du moins, il s’enivre de la senteur des roses et de l’éclat du jour ; l’été, la chaleur du soleil l’embrase ; l’hiver, la flamme du foyer l’inspire ; l’été, il rêve à l’ombre d’un chêne, il rêve auprès de l’âtre : le feu et le soleil sont les compagnons indispensables de sa vie ; sans eux, il mourrait, et dans leur attente il languit. L’automne, c’est pour lui une saison d’adieux, et les adieux sont encore plus tristes que l’absence ; car les adieux ne sont déjà plus la présence et pas encore le souvenir ; on se voit mal et l’on ne s’écrit pas encore. L’avenir, c’est se quitter ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature