Delphine de Girardin,
La canne de M. de Balzac
“ Clarisse revint, et voyant sa coupe à moitié vide : — Qu’est-ce qui a bu mon lait ? cria-t-elle comme une pensionnaire. — C’est toi, répondit sa mère en riant. — Moi ? j’y ai à peine goûté ; j’en suis sûre, quelqu’un a bu mon lait, c’est un mystère ; il y a peut-être un chat ici. — Non, dit madame Blandais, c’est ton être invisible, tu sais ? — Sérieusement on a bu mon lait. — C’est toi-même, étourdie, je t’ai vue ; tu es folle ; tu ne penses jamais à ce que tu fais. Allons, dépêche-toi de souper, il est tard, Marguerite a sommeil. — Marguerite dort déjà ; je l’ai envoyée se coucher. ”

