Résumé

Portrait de Albéric Second Albéric Second La Jeunesse dorée, par Albéric Second (1878)

Pour unique réponse, Florestan carillonna avec fureur.
— Qui est là ? dit la voix.
— Moi.
— Qui vous?
— Le vicomte de Juvignac.
-. Ah ! c'est vous ? dit la voix.
Exclamation qui pouvait se traduire ainsi : — Ah ! ce n'est que vous ?
La porte s'ouvrit enfin ; le jeune homme se glissa comme une couleuvre vers la planchette où pendillait la clef de sa chambre; il la saisit, et en deux bonds il se trouva sur la cinquième marche de l'escalier. Mais là, il sembla prendre racine, grâce au poignet vigoureux du portier qui
venait de le happer par les basques flottantes de son habit noir.
Source : Gallica

Portrait de Albéric Second Albéric Second La Jeunesse dorée, par Albéric Second (1878)

Un laquais en culotte courte et en bas de soie annonça le vicomte Florestan de Juvignac.
Le jeune homme traversa le salon et s'approcha de la Frontignan, qu'il honora d'une salutation respectueuse.
— Bonjour, vicomte, lui dit-elle d'une voix ilûtée; que faites-vous? que devenez-vous? où vous cachez -vous? vous devenez rare comme les bonnes tragédies !
— On se m'arrache ! répondit Juvignac, qui pirouetta sur les talons et lança son chapeau sous son bras gauche par ce geste rapide où excellèrent Molé et Fleury, et que Firmin a étudié dix années de sa vie avant d'y réussir à son avantage..
Source : Gallica

Portrait de Albéric Second Albéric Second La Jeunesse dorée, par Albéric Second (1878)

On lui accorde un peu d'esprit, et il se croit une grande expérience des hommes, des femmes et des choses. Sans être ni bien ni mal, il est plutôt bien que mal, et il a eu quelques bonnes aubaines dans son temps ; mais il est doué de cette fleur de modestie, assaisonnée d'un grain de défiance de soi-même, qui est l'apanage des natures vraiment intelligentes ; aussi ne lui est-il jamais
arrivé de se sourire bêtement à lui-même devant sa glace, depuis qu'il noue sa cravate chaque matin et qu'il la dénoue chaque soir.
Affirmer que Louis Vendel n'aimait plus rien, ce serait trop dire.
Source : Gallica

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