Résumé

Jules Dautin Le secret terrible : mémoires d'un caissier (1876)

Ah ! je mérite mon sort!
— Ils sont plus coupables que vous, je vous le répète; et moi-même, ajouta Maheurtier avec un accent de tristesse, je ne me sens pas tout à fait exempt de reproche.
— Vous! s'écria Iriel stupéfait.
— Mon Dieu, oui!. Voyons, nous pouvons dire cela entre nous : sans moi, ces folles idées de spéculation ne vous seraient pas venues. Vous me voyiez réaliser des gains énormes, et vous n'avez pu résister à la tentation.
Iriel, ému, oppressé par ces souvenirs, gardait le silence.
— Vous voyez bien! dit Maheurtier. Lentague et Léonce n'ont fait que vous achever. Ah!
Source : Gallica

Jules Dautin Le secret terrible : mémoires d'un caissier (1876)

Les chers enfants! quels beaux rêves ils font !
— Oui, dit Iriel d'une voix sombre ; et pour qu'ils fussent heureux, il fallait que M. Maheurtier mourût ! Et moi qui n'ai pas la force de le regretter !
Ils furent interrompus par Richard qui rentrait. Ils s'éloignèrent vivement l'un de l'autre, et Iriel s'empara d'une vieille palette qu'il se mit à nettoyer avec beaucoup d'attention. Richard embrassa sa mère. Il avait de bonnes nouvelles du marquis de Blave, et il était plus gai qu'en sortant.
— Ah ! vous voilà, monsieur Iriel, dit-il. Tant mieux!
Source : Gallica

Jules Dautin Le secret terrible : mémoires d'un caissier (1876)

Lentague avait repris toute son arrogance.
— Que je sorte? fit-il ; oh! que non pas ! pas si sot!..
On vous connaît, monsieur Causson, on sait de quoi vous êtes capable. Nous ne nous quitterons pas, s'il vous plait!.. En attendant, criblez-moi d'injures tant que vous voudrez, ça m'est égal!. Ah! vous trouvez que je vous traite durement ? C'est possible, mais vous le méritez!
Il expliqua sa conduite, il la justifia! Il convint qu'un forçat qui en volait un autre était le plus dégradé de tous les êtres. Mais Causson était-il un forçat ordinaire?
Source : Gallica

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