Résumé

Louis-François Raban Mémoires de Robert-Macaire écrits par lui-même (1882)

Ecoute donc, vieux mulet, et tâche de comprendre, sous peine de me voir employer les mesures coercitives que tu sais. Tu es le vicomte de Bertralino, n'est-ce pas ?
– Je suis et je serai tout ce qu'il te plaira, mais.
– Mais, mais. tu sais que je n'aime pas les particules restrictives. Tu es le vicomte de Bertralino, et moi que suis-je ?
– Toi, tu es la sainte Trinité incarnée ; si tu veux, tu es Dieu, diable et homme tout à la fois.
– Bertrand, je te préviens que je ne suis pas d'humeur à me laisser scier le dos ostensiblement ; que cela soit dit pour la dernière fois.
Source : Gallica

Louis-François Raban Mémoires de Robert-Macaire écrits par lui-même (1882)

Robert, me dit Bertrand, nous voici bien loin du but où tu croyais toucher ce soir !
– Oui, mon ami, oui, plains-toi et blâme-moi, car j'ai donné dans le piège comme une mâchoire de première classe. Quand je pense que moi, Macaire, je me suis laissé jouer par un niais, un imbécile qui se croit du génie parce qu'il sait faire sauter la coupe et glisser un jeu de cartes dans sa manche, en vérité, quand je pense à cela, je regrette de n'avoir pas été tué sur le coup.
Source : Gallica

Louis-François Raban Mémoires de Robert-Macaire écrits par lui-même (1882)

Mon mérite, monsieur le marquis, est le très humble serviteur du vôtre ; vous serez bien certainement un diplomate de première force ; madame, qui se connaît en hommes forts, est bien pénétrée de cette vérité.
– Comment ! belle dame, vous seriez pénétrée... mais c'est charmant cela... J'aurai l'ordre du Croissant, je l'aurai, ne fût-ce que pour vos beaux yeux.
– Oh ! monsieur le marquis, repris-je, madame vous connaît assez pour être persuadée que l'amitié d'un homme comme vous ne peut être stérile... Vous avez en elle une véritable amie, monsieur.
– Ne parlons donc pas de cela, dit Adeline
Source : Gallica

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