Anonyme, Les Mille et Une Nuits
“ Le prince Firouz Schah, avec une adresse merveilleuse, monta le cheval sans le secours de l’Indien ; et il n’eut pas plutôt le pied assuré dans l’un et l’autre étrier, que sans attendre aucun avis de l’Indien, il tourna la cheville qu’il lui avoit vu tourner peu de temps auparavant lorsqu’il l’avoit monté. Du moment qu’il l’eut retournée, le cheval l’enleva avec la vitesse d’une flèche tirée par l’archer le plus fort et le plus adroit ; et de la sorte, en peu de momens, le roi, toute la cour, et toute la nombreuse assemblée le perdirent de vue. ”
