Claude-Prosper de Crébillon

Résumé

Claude-Prosper de Crébillon Ah quel conte !. Partie 6 (1754)

Je m'étois préparée à joüer cette pudeur timide, qui, en nous faisant rougir de ce que nous accordons, sçait si bien en augmenter le prix ; cette tendre langueur que l'amour met dans nos yeux ; cette séduisante émotion qu'il nous donne ; cette voluptueuse molesse dans les refus, qui les rend si agréables, & si peu imposants ; ces retours de vertu
dont l'amour même paroît ne devoir pas toujours triompher, & qui ne font qu'ajoûter à l'impatience du desir
Source : Gallica

Claude-Prosper de Crébillon Ah quel conte !. Partie 6 (1754)

Non, Sire, répondit Moslem, Votre Majesté n'ignore pas que les Génies, & les Fées ne meurent point. Ce Dix-neuviéme Monde est un séjour délicieux où ils se retirent, lorsqu'ils sont las de gouverner l'Univers, & d'où ils descendent lorsque l'oisiveté où ils s'y tiennent, & les plaisirs dont ils y jouissent, les ennuyent. Soit dit, sans fâcher Mahomet, dit Schah-Baham, je ne serois pas fâché, quand il faudra que je forte de ce Monde-ci, qu'on me mît
dans celui-là.
Source : Gallica

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