Claude-Prosper de Crébillon, Ah quel conte !. Partie 6 (1754)
“ Je m'étois préparée à joüer cette pudeur timide, qui, en nous faisant rougir de ce que nous accordons, sçait si bien en augmenter le prix ; cette tendre langueur que l'amour met dans nos yeux ; cette séduisante émotion qu'il nous donne ; cette voluptueuse molesse dans les refus, qui les rend si agréables, & si peu imposants ; ces retours de vertu dont l'amour même paroît ne devoir pas toujours triompher, & qui ne font qu'ajoûter à l'impatience du desir ”
