Pierre-Louis Blanchard, La vérité à ceux qui gouvernent… (1798)
“ Comment l'homme, qui n'a pas encore à rougir devant ses semblables, peut-il franchir le pas qui sépare l'honnête du criminel ? Il y a un si noble orgueil à se sentir d'une probité intacte ! Il est si horrible d'avoir à rougir jusques devant soimême ! Insensé, qu'espères-tu ? Si le bonheur te rit , tu ne seras méprisé qu'en arrière, il est vrai; mais enfin tu le seras. Mais si la fortune te trompe , personne ne te ménagera alors ; quelle consolation te restera-t-il ? Comment te plaindras-tu des hommes ? Que te diras-tu, à toi-même, pour adoucir tes maux ? ”
