Résumé

Charles, ou Le guide vertueux (1868)

“ Personne n'adora Dieu dans un anéantissement plus parfait. Il le reconnaissait pour être son origine et sa fin, et, quoiqu'il eût pour lui cet amour de préférence qu'il lui donnait un empire absolu sur ses volontés propres, il se reprochait de ne pas éprouver pour lui toute l'affection qu'il ressentait pour ses
amis. Avec quelle effusion de cœur ne lui exprimait-il pas ses nécessités spiri tuelles et celles de sa famille, dans ces prières pures et pleines d'onction qu'il avait composées lui-même pour implorer sa miséricorde, ou pour lui offrir ses vœux et sa reconnaissance.
”
Source : Gallica

Charles, ou Le guide vertueux (1868)

“ Madame de Montausier fut obligée de s'armer
d'une rigueur inflexible. En mère dont a tendresse éclairée démêlait de bonne heure le naturel de son fils, elle s'appliqua à contredire en tout ses inclinations, à l'accoutumer à souffrir sans se plaindre le froid et le chaud, à courir à pied, à monter à cheval, à manger les choses mêmes pour lesquelles il témoignait le plus de répugnance, à fuir l'apparence du mensonge, à ne se laisser jamais vaincre par la douleur, et à retenir les larmes qu'elle arrache quelquefois aux âmes les plus intrépides.
”
Source : Gallica

Charles, ou Le guide vertueux (1868)

“ On lui dit mille fois que la franchise n'était pas une vertu de la cour ; que la vérité n'y faisait que des ennemis ; qu'il fallait, pour y réussir, savoir, selon les temps, ou déguiser ses passions, ou flatter celles des au très; qu'il y avait un art innocent de séparer les pensées d'avec les paroles, et que la probité tolérait cette fausseté réciproque qui, transformée en usage de convention, blessait à peine la bonne foi, et maintenait des dehors de politesse nécessaire à la paix de la société. ”
Source : Gallica

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