Résumé

Alfred Daviel De la résistance passive , par M. A. Daviel… (1829)

« La volonté de Dieu est que quiconque est né sujet obéisse sans discernement (2) . »
Mais il est assurément permis aux citoyens d'une monarchie constitutionnelle de chercher leurs principes de conduite autre part que dans les maximes d'un roi qui, « voyant, comme il le disait lui-même, consister à sa seule personne tout le bonheur ou la perte de son état (3) , » était parvenu à concentrer toute la constitution de la France dans ces trois mots : l'état, c'est moi.
Source : Gallica

Alfred Daviel De la résistance passive , par M. A. Daviel… (1829)

N'attendez pas de l'homme un tel suicide.
Dans l'ordre politique , quelqu'étendue que soit la soumission, due par le sujet, elle a cependant des bornes. Il n'en est pas d'un sujet comme d'un religieux qui a fait le sacrifice de sa volonté par le voeu d'obéissance (I) . Le sujet a des droits ; il jouit d'une liberté légitime, et son serinent de fidélité ne saurait frapper sur l'abandon de ces droits , puisque les sociétés n'ont été formées et que la puissance publique n'a été établie que pour en assurer la possession aux sujets.
Source : Gallica

Alfred Daviel De la résistance passive , par M. A. Daviel… (1829)

La seigneurie publique, concernant les choses qui sont à autrui ou les personnes qui sont libres, il en faut user avec raison et justice. Celui qui en use à discrétion empiète et usurpe : si c'est sur les personnes , c'est les tenir pour esclaves ; si c'est sur les biens, c'est usurper le bien d'autrui : chose que les princes doivent bien considérer, et se souvenir de la réponse que fit le roi Antigonus au flatteur qui lui disait que toutes choses sont justes aux rois.
Source : Gallica

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