Résumé

Procès du journal républicain "Le patriote de la cote d'Or" et de l'association dijonaise contre les impots anti-populaires sur les boissons et sur le sel… (1833)

Hé bien, n'ai-je pas prouvé que le refus d'impôt n'était point un délit, que c'était un droit et le plus précieux des droits du pays, surtout quand il n'y a pas de véritable représentation nationale? N'ai-je pas prouvé, et n'est-il pas plus clair que la lumière , que la prétendue représentation d'aujourd'hui ne représente ni les contribuables ni le peuple? N'ai-je pas démontré que, quand le refus d'impôt n'est point coupable, la provocation au refus ne peut-être un délit?
Non, non, vous écriez-vous; la provocation à la désobéissance aux lois est toujours un crime
Source : Gallica

Procès du journal républicain "Le patriote de la cote d'Or" et de l'association dijonaise contre les impots anti-populaires sur les boissons et sur le sel… (1833)

L'égalité des charges les lois de la production, les conditions de la richesse publique et du bien-être individuel, tout disparait devant les iniquités et le mauvais génie du fisc. C'est le pauvre qu'il pressure, c'est le travail qu'il paralyse ; le moindre vice du budget est dans son énormité.
Mais entre tous les impôts, il en est un qui, plus qu'aucun autre, frappe le pauvre, le travail, l'agriculture, le commerce
Source : Gallica

Procès du journal républicain "Le patriote de la cote d'Or" et de l'association dijonaise contre les impots anti-populaires sur les boissons et sur le sel… (1833)

La taxe sur les boissons et sur le sel est particulièrement odieuse au peuple: il supporte patiemment toutes les privations, toutes les charges; mais cette taxe a toujours lassé sa résignation, et, parmi les fléaux qu'il subit encore, elle est le seul peut-être que l'habitude n'ait jamais rendu plus tolérable.
Cet impôt sur les boissons et sur le sel devient an contraire plus odieux chaque jour. Au milieu de toutes les divisions qui régnent en France, il y a contre lui une réprobation unanime ; personne ne peut le supporter, personne n'ose le défendre
Source : Gallica

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